Matériel utilisé actuellement par l’auteur
En près de 30 ans d’imagerie multidisciplinaire et d’observation visuelle, j’aurai utilisé beaucoup d’outils différents au gré des progrès technologiques et de ce qui est proposé aux amateurs dans le commerce. Ayant débuté par l’argentique en 1997 pour ensuite connaître progressivement l’essor du numérique jusque sur nos téléphones portables du quotidien, j’y résume ici rapidement exclusivement mon actualité dans la pratique de l’imagerie et de l’observation du monde à décrypter.
Pour comprendre le matériel actuellement utilisé, nous pourrions résumer rapidement ma trajectoire sinueuse depuis 1997 :
- 1997 – 2004 : L’astronomie pour seule passion et objectifs avec un Célestron 8 et monture allemande Vixen GP
- 2004 – 2010 : Mariage au gré de mes envies/motivations entre astronomie et photographie
- 2010 – 2019 : La photographie à 100% ; L’astronomie en sommeil, limite presque oubliée
- 2019 – 2024 : La photographie et la vidéo pour principes vitaux ; l’astronomie de retour juste pour la dilettante visuelle
- 2024 – 2025 : Débuts en science participative en astronomie ; la photographie et la vidéo pour simples devoirs de mémoire
- Depuis 2026 : Imagerie et science participative en astronomie (Planétaire et stellaire) — Résurrection du Célestron 8
Depuis 2024, j’ai progressivement totalement abandonné la photo artistique (architecture, paysages, street-photography,…) pour en revenir totalement à mon premier amour qu’est l’astronomie avec un matériel globalement revu et des perspectives d’observations véritablement nouvelles. Le Seestar S50 fut l’introduction initiale de ce changement avec son acquisition en juin 2024 et ma capacité inédite à pouvoir participer à des petits programmes de science participative (étoiles variables, détection d’astéroïdes connus, photométrie, astrométrie). L’été 2026, aidé notamment par quelques opportunités conjoncturelles (rencontres, budget, concepts,…), confirmera la donne avec un changement beaucoup plus profond de mes objectifs en imagerie comme de mon matériel astronomique pour en revenir très justement à de vieilles pratiques que je pensais pourtant appartenir définitivement à un passé révolu : Ne jamais dire jamais ; tout est perpétuellement recommencement ! 🙂 😀
ASTRONOMIE
A l’origine de tout dans le déverrouillage : L’acquisition de la monture AM5N de ZWO
A l’origine de tout dans le déverrouillage de nouvelles perspectives astronomiques : L’acquisition à l’été 2026 d’une bête de course de l’astronomie amateur moderne. Jusque-là, l’horizon de mon retour total à l’astronomie était grandement limité voire honnêtement totalement suspendu au verrouillage psychologique représenté par une monture fort largement dépassée : La Vixen GP. Cette monture acquise en décembre 1999 en kit avec mon Célestron 8 présente de nombreuses limites qui appartiennent à une autre époque de l’astronomie (notamment la capacité de charge maxi de seulement 7 kg, la qualité de l’entraînement qui présente beaucoup de backlast, le manque de convivialité certain par la nécessité d’un câblage important si ce n’est pour l’observation visuelle, l’absence de Goto, des engrenages qui sautaient parfois des pas en vitesse rapide,…). De fait, elle représentait le frein numéro 1 de motivation pour en revenir pleinement à ma passion initiale.
Le débutant se concentre souvent sur l’optique en omettant de mettre surtout l’accent prioritaire sur une bonne monture. Ma maturité de quadragénaire aidant et l’évolution des solutions désormais proposées sur le marché aussi ; j’en suis convaincu aujourd’hui que la qualité de la monture représente au moins 70 % du chemin pour pratiquer l’astronomie d’une façon vraiment sérieuse et sereine. Les autres 30% se limitant à l’optique utilisée, aux accessoires divers (caméra, filtres,…) et au savoir-faire. Avec la AM5N de ZWO, tout particulièrement sa capacité d’entraîner à coup sûr des instrumentations jusqu’à 15 kg de charge ainsi que sa connectivité Wifi/Bluetooth qui réduit les câbles au minimum (un seul…Juste pour l’alimentation !) avec un pilotage manuel/GOTO pouvant se faire depuis un simple smartphone quand on souhaite juste faire du visuel, change totalement les perceptions de cette passion en la rendant immédiatement bien plus légère à l’esprit.
LE SOLAIRE dans la raie de l’hydrogène – SKYWATCHER Heliostar 76/630
S’il existe une révolution capitale et historique dans mon arsenal astronomique en 2026, il s’agit bien de cet instrument qui permet d’observer le soleil dans la raie H-Alpha dont les origines remontent à une belle aventure scientifique qui commence avec la spectroscopie au XIXe siècle et culmine avec les instruments modernes permettant de voir la chromosphère en direct tel que l’Héliostar de Skywatcher. La découverte de la raie H-Alpha (656,28 nm) représente un long processus entre 1814 et 1885 puisqu’au tout début, il s’agit tout d’abord d’une observation par l’allemand Joseph von Fraunhofer des raies d’absorption sombres dans le spectre solaire. Puis plus tard de l’identification de la raie la plus intense par Gustav Kirchhoff et Robert Bunsen comme étant due à l’hydrogène. A partir de 1885, bien que le mathématicien suisse Johann Balmer publie sa célèbre formule qui décrit la série des raies de l’hydrogène visible (série de Balmer), on sait donc que H-alpha existe dans le Soleil mais on ne peut pas encore l’isoler facilement pour imager la chromosphère (bien que dès 1868, l’astronome français Pierre Janssen en observant le spectre des protubérances lors d’une éclipse totale en Inde constate des raies d’émission brillantes dont celles de l’hydrogène ; ce qui l’amène à comprendre immédiatement que l’on peut les observer en plein jour avec un spectroscope bien réglé, sans attendre une éclipse).
Il convient d’attendre une invention en 1891 : Le spectrohéliographe de Hale & Deslandres, pour que tout s’accélère. L’instrument nouveau permet de balayer le Soleil avec deux fentes et de photographier une seule raie spectrale choisie (principe du monochromateur photographique). Le 28 mars 1908 est franchie une étape historique : À l’observatoire du Mont Wilson (télescope Snow), George Ellery Hale réalise le première spectrohéliogramme H-alpha du Soleil. C’est la première image photographique de l’atmosphère hydrogène du Soleil (chromosphère, filaments, plages). L’image est un peu floue à cause de la turbulence, mais c’est une révolution : on voit enfin la chromosphère en détail sans éclipse. L’observation du soleil dans cette raie devient encore plus facile avec l’intervention de deux avancées majeures du Français Bernard Lyot à partir de 1930 avec l’invention du coronographe permettant de produire des éclipses artificielles et puis, un peu plus tard au cours de la même décennie, du développement des filtres biréfringents monochromatiques (appelés filtres de Lyot). Ces filtres, à base de quartz et de polariseurs, isolent une bande très étroite (~1 Å) centrée sur H-alpha. Ils permettent désormais des observations rapides et répétées de tout le disque solaire.
Le dernier progrès majeur de la marche vers une observation facilitée du soleil dans cette raie intervient au cours des deux dernières décennies du XXème siècle avec le développement des filtres interférentiels à étalon de Fabry-Perot. Ces filtres très étroits (0,5 à 0,7 Å) nécessitant par ailleurs souvent une régulation thermique précise. Principe récent sur lequel est basé la plupart des instruments amateur d’aujourd’hui comme l’Héliostar de Skywatcher.
La commercialisation de cette lunette solaire dédié H-alpha remonte à 2025. Il s’agit d’un produit démocratisant pour la première fois l’observation du soleil dans cette longueur d’onde sous la barre des 3000€ pour une ouverture très supérieure à 50 mm pour une bande passante annoncée < 0,5 Å (performance proche d’un double-stack en un seul étalon), ce qui est assez révolutionnaire au niveau amateur étant donné qu’avant l’Héliostar de SkyWatcher, l’ouverture des lunettes H-Alpha dédiées (le PST de Coronado étant un exemple très célèbre) était souvent de seulement 40 mm pour une bande un peu plus large < 1 Angström (d’où une image peu lumineuse et peu contrastée). La performance étant dû à l’étalon Solis (technologie propriétaire Sky-Watcher) avec tuner Trifid (système de pression/tuning très stable en température). La conception même du système est favorable à une durée de vie réaliste d’au moins 20 ans pour quelques usages par mois car le système est bien protégé par conception (pas besoin d’ERF externe comme sur les filtres séparés). L’étalon Solis + Trifid tuner est conçu pour être stable en température (pour moins de dérive) et le filtre de blocage (la pièce qui s’use le plus souvent) subit beaucoup moins de sollicitations.
L’étalon Solis est la technologie propriétaire développée par Sky-Watcher pour ses télescopes H-alpha Heliostar (dont le modèle 76/630). C’est une version améliorée et optimisée d’un étalon Fabry-Pérot, le cœur de presque tous les filtres H-alpha solaires modernes.
Un étalon est constitué de deux surfaces parallèles et partiellement réfléchissantes (plaques de verre ou quartz de très haute précision) séparées par un intervalle extrêmement précis (généralement quelques dizaines ou centaines de micromètres). La lumière qui entre subit de multiples réflexions entre ces deux surfaces. Selon la longueur d’onde et l’écartement, les ondes interfèrent : Constructivement → la lumière passe (transmission) ; Destructivement → la lumière est réfléchie (blocage). En pratique, on place l’étalon dans un faisceau collimaté (parallèle) à l’intérieur du télescope. On ajuste très finement la pression pour qu’un seul pic de transmission soit centré exactement sur la raie H-alpha (656,28 nm). La largeur de ce pic (bande passante) détermine très précisément l’intensité de ce qu’on voit : plus elle est étroite, plus le contraste est élevé sur la chromosphère, les filaments et les protubérances ; ce qui constitue l’avantage fondamental de l’Héliostar.
Ce qui rend l’Héliostar vraiment spécial est basé sur le Solis Etalon permettant d’obtenir avec un seul étalon des performances proches de celles d’un système double-stack (deux étalons en série) soit un meilleur contraste et plus de détails sur la surface solaire sans avoir besoin d’un deuxième étalon, ainsi également moins de perte de lumière étant donné qu’un double-stack classique réduit la luminosité et enfin, la simplicité d’utilisation d’un seul tuner au lieu de deux. Le Solis permettant donc d’avoir un excellent rendu H-alpha (proche du double-stack) dans un télescope plus simple, plus lumineux et moins cher.
Quant au système de centrage dans la raie H-Alpha, il est définit par le Trifid Tuner. Il est chargé d’appliquer une pression physique sur les plaques de l’étalon pour modifier très légèrement leur écartement. Ce mécanisme repose sur trois « veines » (trois supports en forme d’araignée – d’où le nom « Trifid ») qui exercent une pression uniforme et stable sans déformer le reste du système optique. Sur l’Heliostar, c’est précisément la molette/glissière située sur le dessus du tube qui permet ce réglage ; son déplacement fait varier la pression et la façon comment on « entre » dans la raie de l’hydrogène. Le système possède au moins deux gros avantages :
- La stabilité par rapport à certains anciens systèmes de pression car moins besoin d’y retoucher constamment (surtout avec les variations de température)
- La finesse pour mettre en valeur soit les détails de surface, soit les protubérances
LA LUNE ET LE SOLAIRE en lumière blanche Continuum – SKYWATCHER 80ED édition 2006
En 2006, la série EVOSTAR et la série Black Diamond n’étaient pas au catalogue.
La première 80 ED appartenait à la Pro-séries et était de couleur Or.
Comme toutes les lunettes ED de chez Skywatcher : Un merveilleux produit dés le départ !
Pour photographier la Lune ou la photosphère du Soleil en lumière blanche, l’instrument excelle.
Sa différence mécanique fondamentale : L’absence de démultiplicateur 1:11 sur le crayford en 2006.
Comme tous les instruments de qualité, on ne s’en sépare jamais pour les ressusciter un jour…
LE PLANETAIRE – La résurrection de mon Célestron 8 STARBRIGHT édition 1999
Le Célestron 8 est certainement l’instrument le plus produit et le plus usité au monde. L’histoire du Celestron 8 est l’une des plus belles pages de l’astronomie amateur moderne. Ce télescope Schmidt-Cassegrain de 8 pouces (203 mm), lancé en 1970, a littéralement démocratisé l’observation du ciel pour des dizaines de milliers de passionnés à travers le monde. Tout a commencé avec Tom Johnson (1923-2012), ingénieur en électronique et fondateur de Valor Electronics, une société qui fournissait des composants à l’industrie aérospatiale quand celui-ci dans les années 50 veut faire découvrir l’astronomie à ses deux fils. Tom Johnson se passionne pour la fabrication d’instruments ; du coup, il crée la division « Astro-Optical » au sein de Valor en 1960. S’en suivra en 1964, la fondation officielle de Celestron Pacific (qui deviendra simplement Celestron). Le principal obstacle à la production de masse des télescopes Schmidt-Cassegrain à cette époque était la fabrication de la plaque correctrice de Schmidt, une lentille asphérique très complexe et extrêmement chère à produire unitairement. Tom Johnson met alors au point une méthode révolutionnaire appelée « master block » : grâce à une technique de mise sous vide, les disques de verre sont déformés sur des moules de précision avant d’être polis. Cela permet de produire des correcteurs de très haute qualité en grande série et à coût raisonnable. Cette invention est le véritable acte de naissance du télescope amateur moderne. Né ainsi le Célestron 8, le premier véritable Schmidt-Cassegrain de série pour la sphère amateur.
Le succès est immédiat et phénoménal. Pour la première fois, un grand télescope de qualité devient accessible à un large public d’amateurs. Le C8 va transformer l’astronomie amateur en loisir de masse. Pendant dix ans (1970-1980), ce sont les années fastes. Le C8 devient le standard de référence. Des milliers d’exemplaires sont vendus. On le voit partout dans les clubs d’astronomie, les écoles et chez les particuliers. C’est l’âge d’or du fameux « orange tube ». En 1980, Tom Johnson vend l’entreprise à une société suisse (Diethelm). Il se retire progressivement des opérations quotidiennes et c’est le début des problèmes car dans la seconde moitié des années 1980, la qualité se dégrade. Les « master blocks » s’usent, des problèmes d’aberration sphérique apparaissent. Le boom commercial lié au passage de la comète de Halley (1985-1986) aggrave la situation : on produit trop vite et mal. En 1987, la direction rappelle Tom Johnson comme consultant. Il refait de nouveaux master blocks et forme une nouvelle génération de techniciens. La qualité remonte nettement à la fin des années 1980 et dans les années 1990. Le tube orange a disparu au milieu des années 1980 pour le passage au noir. Plus de 55 ans après son lancement, le C8 reste l’un des télescopes les plus produits et les plus copiés de l’histoire. Des milliers d’exemplaires « orange tube » des années 1970-1980 circulent encore aujourd’hui et sont très recherchés par les collectionneurs et les puristes.
Le C8 aura été pendant quelques années l’instrument d’imagerie à haute résolution d’un certain…Gérard Thérin (1962-2019).
Aujourd’hui encore, quand on parle d’un « bon 8 pouces Schmidt-Cassegrain », on pense presque toujours au Célestron 8 et à son héritage.
Mon Célestron 8 photographié en 2011
Pour reprendre mes travaux d’imagerie planétaire, il s’agit de la résurrection d’une optique rompue.
A en tenir l’histoire de Célestron comme référence, mon C8 Fastar de 1999 se trouve dans une période globalement bonne de la production Celestron, bien meilleure que le milieu/fin des années 1980, dans la période de post-récupération. C’est une des raisons notamment pour lesquelles les exemplaires de la série Ultima des années 90 sont plutôt bien vus aujourd’hui sur le marché de l’occasion.
Le système Fastar a été lancé en mars 1997 (en partenariat avec SBIG). Mon C8 Deluxe black tube avec porte-secondaire amovible de 1999 fait partie des premiers modèles Fastar-compatible. C’était une innovation intéressante à l’époque : en remplaçant le secondaire par un correcteur + caméra, on passait de f/10 à environ f/1,95, ce qui permettait des poses beaucoup plus courtes en imagerie CCD (environ 25× plus rapide). C’était surtout conçu pour les petits capteurs de l’époque car son utilisation aujourd’hui nécessite des corrections.
Beaucoup d’exemplaires de cette époque tournent encore très bien aujourd’hui, visuellement et en photo. Un C8 Fastar de la fin des années 90 est généralement considéré comme un bon instrument de cette génération. Il n’a pas les problèmes chroniques des modèles Halley et il bénéficie des améliorations apportées fin des années 80/début 90. Beaucoup d’astronomes sur les forums (Cloudy Nights notamment) sont contents de leurs Ultima/Fastar des années 90 et les considèrent comme des valeurs sûres, surtout après un bon entretien.
LE STELLAIRE – Le SEESTAR S50 : Astrométrie et photométrie
Depuis 2024, j’utilise un Seestar S50 pour participer à des programmes de science participative :
- Mesures de magnitude sur les étoiles variables
- Mesures astrométriques sur des astéroïdes
- Mesures astrométriques sur des comètes
- Suivi d’événements transitoires (je pense notamment aux (super)novae)
- Accessoirement, le comptage des taches solaires (nombre de Wolf)
En ces cinq lignes, beaucoup d’opportunités d’apporter une modeste mais bien réelle contribution aux bases de données scientifiques centralisées (AAVSO, MPC, IAU, CBOS,…etc) lorsque la convergence entre disponibilité et ciel découvert a lieu. Beaucoup d’occasions potentielles d’assister à de véritables phénomènes astronomiques et de pouvoir les quantifier. Une certaine forme de concrétisation de désirs/espérances de jeunesse grâce aux progrès considérables des outils pouvant être mis à la disponibilité des amateurs pour observer, même quand les circonstances temporelles ne sont pas optimales.
Au cours de l’année 2023, la marque ZWO commença à commercialiser ce premier télescope intelligent ultra-transportable enfin « abordable » (<1000 €) quand le prix moyen de ses concurrents demeure dissuasif. Dès la réception d’un exemplaire fin juin 2024, il fut agréable de pouvoir compter sur un instrument aussi petit pour mes activités astronomiques en solaire comme en stellaire. Il trouve dès lors sa place naturellement dans le coffre au milieu des valises dans chacun de mes déplacements. Il résout immédiatement ma problématique fondamentale consistant à pouvoir jongler entre ma nouvelle vie de famille et l’astronomie par la rentabilisation de mes opportunités d’observation ayant pourtant fait partie quand les premiers télescopes intelligents sont apparus parmi ceux qui les regardaient un peu d’un regard goguenard ; Tout en ayant malgré tout parfaitement compris assez tôt dans leur apparition, leur intérêt fondamental à terme pour l’amateur averti en astronomie. Il faut juste savoir pourquoi on en achète un et savoir se contenter de négocier avec des éléments figés (optique et capteur).
Faire le tour en quelques heures du maximum de cibles à mesurer et n’avoir ensuite qu’à sortir les résultats dans le calme le lendemain ou un peu plus tard la tête reposée, sans avoir à me préoccuper du tout du matériel ; Avec le Seestar S50, ce sont beaucoup de questions, d’hésitations et de problématiques qui ne se posent plus pour produire plus et mieux. Plus de rotation de champ notamment grâce à une mise en station équatoriale électronique ultra-simple (depuis l’avènement logiciel du mode EQ en mars 2025). Il produit nativement des vidéos AVI RAW sans perte ou des FITS « propres » déjà nettoyés du bruit d’obscurité (qui se chargent dans une mémoire interne de 64 Go) directement exploitables dans la plupart des logiciels d’astrométrie et de photométrie pour réaliser des analyses sans attendre.
Se faire plaisir à dénicher un astéroïde/une comète ou mesurer périodiquement la magnitude d’étoiles variables n’aura jamais paru aussi simple !
PHOTOGRAPHIE
L’exercice photographique artistique est devenu très rare depuis 2024. Toutefois, çà arrive encore dans un cercle beaucoup plus confidentiel.
La photographie d’art, touristique et humaniste
Depuis 2005, à l’achat de mon premier reflex numérique (le Nikon D70), la photographie d’art, touristique et humaniste représente la majeure partie de mon travail d’artiste-photographe amateur. Passion pour l’image que je développerai au gré des dix années suivantes par l’investissement dans un parc conséquent d’objectifs (six au total) et des changements de boitier par l’acquisition du Nikon D90 (2009), puis du Nikon D7000 (2011). A partir de 2015, j’ai peu à peu délaissé cette artillerie lourde pour l’excellent Fujifilm X100T (surnommé « le Leica du pauvre ») ; un boitier léger, silencieux, maniable avec lequel j’entretiens depuis de nombreuses années une relation très particulière du domaine de l’affectif dans la construction de toutes mes images.
La photographie de portrait dans la sphère privée
Parmi les trois boitiers reflex que j’ai eu, le Nikon D90 est le seul que j’ai conservé et que j’utilise dorénavant pour mes images dans ma sphère privée avec un seul objectif NIKKOR (le DX 18-70mm datant de 2005, livré d’origine avec mon premier reflex D70). Le D90 fut le boitier qui m’a permis de produire la majeure partie de mes reportages dans le Pays de Bray (2009 à 2015) et qui a couvert mon mariage en 2021. Il est aujourd’hui celui qui couvre avec brio les instants familiaux les plus importants de ma vie et notamment les plus précieux du début de l’existence de ma fille. Combiné à l’excellent flash professionnel Nikon SB-900, il permet une parfaite gestion des scènes de la vie courante et des visages de mes sujets en intérieur par l’illumination indirecte sur un mur opposé ou par le plafond. Malgré son âge, sa résolution de 12 millions de pixels est parfaitement adaptée.
Grâce au logiciel DXO PhotoLabs, le D90 a même connu un vrai rajeunissement pour son utilisation en basse lumière.