Expérimentation en images d’intelligence artificielle générative

Une nouvelle aventure expérimentale débutée fin décembre 2025.

Il s’agit de l’imagerie que je pratique depuis 1997 mais ici, tout est pure imagination intellectuelle. Il y a l’exercice de la lumière, il y a des visages, il y a l’humain dans son quotidien, il y a l’illustration de métiers, il y a la conception d’intérieurs d’environnements imaginaires (église, château, maison, avion,…) comme certains extérieurs/animaux/ethnies dont ma mobilité géographique est insuffisante pour leur exploration en photographie réelle, sans compter la conception d’images à portée allégorique/métaphorique pas toujours facile à classifier que j’appelais dans une autre vie, les inclassables.

  • L’humain (portrait solo, portraits de couples, poses contextuelles, mode…)
  • Les parties de l’anatomie (doigt, main, pied, yeux, jambe,…)
  • Le monde animal domestique ou/et sauvage
  • Les environnements que ce soit en extérieur comme en intérieur (ambiance, architecture et paysages)
  • Les images à portée conceptuelle, allégorique ou métaphorique (idée, émotion, état d’esprit ou réflexion abstraite)

Compléments d’information

L’IA générative fait bien souvent parler d’elle lors de la médiatisation régulière de nouveaux scandales à portée politique car comme toutes les innovations, elle possède son côté lumineux comme son côté sombre, un peu comme le double tranchant de tout outil. Elle fait hélas de même parler d’elle pour les emplois qu’elle va tuer dans le monde de la mode, de la photographie commerciale, de la créativité plastique, de la musique, du doublage cinématographique ; je suis sensible à cette évidence. Comment rester de marbre quand un mannequin se plaint lors d’un shooting photo que seul son corps avec les vêtements seront conservés mais que son visage sera remplacé par un portrait IA, tout simplement parce-que ceci épargne au donneur d’ordre de payer une maquilleuse, tout autant que les droits à l’image du mannequin ? A tout point de vue, à chaque nouvelle décennie d’innovations, le progrès divise car dans chacune de ses avancées, il y a toujours des excès. La plus terrible des dérives de cette technologie qui se devrait d’être pourtant utilisée pour des réalisations formidables avec des visées qualitatives, étant les deepfakes dont l’unique but étant de désinformer ou de terroriser des personnes par la génération de fausses rumeurs à travers des vidéos/photos tout à fait vraisemblables et pourtant totalement fausses. L’IA générative ; un monde passionnant car selon le modèle IA utilisé (parlant surtout pour les modèles les plus anciens), les résultats peuvent sembler sortir tout droit d’une bande dessinée (le fameux effet « cartoon », guère enviable pour les sujets humains, à moins qu’il soit volontairement recherché) ou révéler au contraire (presque) à s’y méprendre, un rendu absolument exceptionnel digne des meilleurs studios photos, tant pour les textures de peau, les expressions faciales, tout comme la lumière de la scène, ce qui s’avère à la fois fantastique mais dangereux entre des mains mal intentionnées.

Pour habitude, dès qu’un nouveau chemin créatif se dessine pour pratiquer l’imagerie, je l’emprunte pour l’expérimenter et tenter d’en tirer le maximum. Comme toute technologie assez récente, l’intelligence artificielle générative concentre un énorme potentiel tout autant d’un panel de défauts de jeunesse (principalement des artefacts mais aussi des bizarreries anatomiques plus ou moins importantes selon le modèle IA utilisé ou la complexité de la scène à produire), un peu comme la photographie numérique en 2003, il y a un peu plus de 20 ans, quand celle-ci commença à se démocratiser dans les foyers de l’amateur. L’année 2025 aura vu débarquer un certain nombre de nouveaux modèles IA de génération d’images qui ont bousculé le secteur en proposant un nouveau standard de photo-réalisme (particulièrement sur l’humain), notamment des modèles open-source bien plus légers et rapides que leurs prédécesseurs FLUX des années précédentes. Compte tenu de mon quotidien depuis quelques années qui ne m’accorde plus guère le temps pour mener à bien mes activités notoires en photographie de rue comme de reportages, au profit de mon retour plein et entier dans l’astronomie pour de la science participative (étoiles variables, comètes, astéroïdes,…), je me serai peu à peu plongé dans cette nouvelle activité consistant à évoluer dans un monde complètement virtuel de la feuille blanche par la (con)textualisation d’une idée mentale vers la génération d’une image. L’opération de départ ayant été de bien choisir l’IA autonome parmi celles disponibles (ComfyUI, Forge, Draw Things, AUTOMATIC1111,…), de réunir les bons modèles comme les meilleurs LORA pour mon type de sujets, de trouver les bons paramétrages pour optimiser leur rendu et d’apprendre à « prompter » efficacement pour m’approcher le plus près possible de mes idées. Un long chemin de préparatifs et d’expérimentations initiales nécessaires durant plusieurs semaines, semé d’innombrables embûches, avant de pouvoir stabiliser ma recette afin d’expérimenter sans entraves.