Images d’intelligence artificielle générative
Une nouvelle aventure expérimentale débutée fin décembre 2025.
Dès qu’un nouveau chemin créatif se dessine pour pratiquer l’imagerie, j’ai pour habitude de l’emprunter pour l’expérimenter et tenter d’en tirer le maximum. Comme toute technologie assez récente, l’intelligence artificielle générative regorge un énorme potentiel tout autant d’un panel de défauts de jeunesse, un peu comme la photographie numérique en 2003, il y a un peu plus de 20 ans, quand celle-ci commença à se démocratiser dans les foyers de l’amateur. L’année 2025 aura vu débarquer un certain nombre de nouveaux modèles IA de génération d’images qui ont bousculé le secteur en proposant un nouveau standard de réalisme (notamment sur l’humain), notamment des modèles open-source développé bien plus légers et rapides que ces prédécesseurs FLUX des années précédentes. Compte tenu de mon quotidien depuis quelques années qui ne m’accorde plus guère le temps pour mener à bien mes activités notoires en photographie de rue comme de reportages, au profit de mon retour plein et entier dans l’astronomie pour de la science participative (étoiles variables, comètes, astéroïdes,…), je me serai peu à peu intéressé à cette nouvelle activité dans le calme de mon bureau informatique personnel consistant à évoluer dans un monde complètement virtuel de la feuille blanche par la (con)textualisation d’une idée mentale vers la génération d’une image. L’opération de départ ayant été de bien choisir l’IA autonome parmi celles disponibles (ComfyUI, Forge, Draw Things, AUTOMATIC1111,…), de réunir les bons modèles comme les meilleurs LORA pour mon type de sujets, de trouver les bons paramétrages pour optimiser leur rendu et d’apprendre à « prompter » efficacement pour m’approcher le plus près possible de mes idées. Un long chemin de préparatifs et d’expérimentations initiales nécessaires durant plusieurs semaines, semé d’innombrables embûches, avant de pouvoir stabiliser ma recette.
L’IA générative fait bien souvent parler d’elle lors de la médiatisation régulière de nouveaux scandales à portée politique car comme toutes les innovations, elle possède son côté lumineux comme son côté sombre, un peu comme le double tranchant de tout outil. Elle fait hélas de même parler d’elle pour les emplois qu’elle va tuer dans le monde de la mode, de la photographie commerciale, de la créativité plastique, de la musique, du doublage cinématographique ; je suis sensible à cette évidence. Comment rester de marbre quand un mannequin se plaint lors d’un shooting photo que seul son corps avec les vêtements seront conservés mais que son visage sera remplacé par un portrait IA, tout simplement parce-que ceci épargne au donneur d’ordre de payer une maquilleuse, tout autant que les droits à l’image du mannequin ? A tout point de vue, à chaque nouvelle décennie d’innovations, le progrès divise car dans chacune de ses avancées, il y a toujours des excès.
L’humain
Voici un monde passionnant en IA générative car selon le modèle IA utilisé (surtout pour les modèles les plus anciens), les résultats peuvent sembler sortir tout droit d’une bande dessinée (le fameux effet « cartoon », guère enviable pour les sujets humains, à moins qu’il soit volontairement recherché) ou révéler au contraire (presque) à s’y méprendre, un rendu absolument exceptionnel digne des meilleurs studios photos, tant pour les textures de peau, les expressions faciales, tout comme la lumière de la scène. Les modèles humains (tout comme l’univers dans lequel ils évoluent), qui auront posé pour moi n’ont ni nom, ni prénom, ni réalité physique (leur ressemblance avec une personne connue/réelle étant purement fortuite) ; la publication de leur participation n’étant donc pas soumise au droit à l’image 😀 .
Les environnements
Ici vient se rencontrer l’humain et un environnement au sens beaucoup plus large. L’humain (pas toujours présent dans ces images) devient secondaire au profit plutôt de la conception d’intérieurs d’environnements imaginaires (église, château, maison, avion,…) comme certains extérieurs. Au même titre que les modèles humains, ces lieux n’ont ni nom, ni prénom, ni réalité géophysique ou géographique (leur ressemblance avec un lieu connu/réel étant purement fortuite).
Le conceptuel
La conception d’images n’est pas toujours classifiable. Dans une autre vie, il s’agissait justement des inclassables.
Toutes mes expérimentations orphelines avec l’IA sont exposées ici.
La photo de charme
La photo de charme, c’est aussi de l’humain mais elle se doit quand même de faire bande à part car il s’agit tout de même d’un domaine où la sensualité guide tout particulièrement la construction et que le vestimentaire a tendance à s’affiner/à se raréfier. Voici de même un monde très passionnant en IA générative car selon le modèle IA utilisé pour générer les images, il convient aussi de viser un rendu haut de gamme digne des meilleurs studios photos, tant pour les textures de peau, les expressions faciales, tout comme la lumière de la scène. Egalement ici, les modèles humains (tout comme l’univers dans lequel ils évoluent), qui auront posé pour moi n’ont ni nom, ni prénom, ni réalité physique (leur ressemblance avec une personne connue/réelle étant purement fortuite) ; la publication de leur participation n’étant donc pas soumise au droit à l’image 😀 . Le modèle vivant pour pratiquer le dessin de nu ou de détails anatomiques bien particuliers du corps humain (mains, pieds, doigts, seins, nombril, yeux,…) a toujours existé depuis des siècles. La vulgarité n’a pas sa place ici ; Conformément à mon sens intrinsèque de l’esthétisme élégant et de la poursuite d’une véritable démarche purement artistique dans ce cadre, la nudité de certains de mes sujets suscitera toutefois, sans doute, des réactions. Cette tentative d’exploration artistique n’ayant aucunement pour but de faire du nu pour du nu sèchement quand certaines parties du corps sont exposées (seins, pubis), je m’en tiens à l’exigence d’exprimer tout ce qui signe académiquement une belle image (lumière jamais crue, narration, angle de vue, environnement global de la scène et dès que envisageable, l’inflexion prioritaire vers la force émotionnelle décuplée d’une image visant surtout à suggérer plutôt que de réellement montrer).
Parvenu à presque 30 années de pratique de l’imagerie, il est parfois de bon ton de savoir se renouveler et de (se) surprendre…