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Périple en Alsace et en Allemagne du 16 au 24 août 2013


En août 2013, j'ai dédié une semaine de mes congés d'été à l'exploration de l'Alsace et de certains sites caractéristiques de l'Allemagne de l'Ouest. Du 16 au 24 août, correctement équipé d'une liste de matériel assez large, j'ai pu profiter pleinement du périple :

  • Mon appareil photo compact Nikon COOLPIX P7100
  • Mon camescope HD SONY
  • Ma longue-vue
  • Trépied photo
  • Une télécommande infrarouge pour poses longues
  • Ma paire de jumelles
  • Des chaussures de marche avec renforcement sécuritaire sur les orteils
  • Tabouret pliable portatif pour se reposer de temps en temps lors d'une longue randonnée
  • La tablette NEXUS 7 avec sa puce GPS et mon forfait mobile international qui me sauvera plusieurs fois la mise, lors de mes égarements
  • Des cartes papier IGN de la région

Treize sites ont pu être atteints en bénéficiant d'une météo bien ensoleillée tout le long de la semaine, soit une couverture à 80% du programme initial :

  • Les ruines du Loewenstein et du Fleckenstein (France)
  • Base 901 de Drachenbronn-Birlenbach (France)
  • Hunspach, l'un des plus beaux villages de France
  • Château et église de Rastatt (Allemagne)
  • Le Four à Chaux de Lembach (ligne Maginot) - (France)
  • Conseil de l'Europe de Strasbourg (France)
  • Château du Haut-Koenigsbourg (France)
  • Francfort, capitale des Finances Européennes (Allemagne)
  • Colmar (France)
  • Riquewihr, l'un des plus beaux villages de France
  • Eguisheim, l'un des plus beaux villages de France
  • Baden-Baden (Allemagne)
  • La Forêt Noire et Triberg (Allemagne)


Carte générale du périple avec lieux/communes visité(e)s et dates

Hébergement du 16 au 24 août 2013 à Wingen (Bas-Rhin) - 4 km environ de l'Allemagne

Mon hébergement fut assuré par la chambre d'hôtes n°5291 détenue par la famille BILLMANN à Wingen (Bas-Rhin). Classée 4 épis et s'étendant sur pas moins de 120 m2 (grand salon collectif compris), le confort est exemplaire. Exploitant surtout cet hébergement comme base de repos entre chaque exploration d'un jour à un autre, je n'ai pas pris le temps d'exploiter les nombreux autres équipements extérieurs du lieu : Piscine et mobilier de jardin. Chaque matin, avant de démarrer mon programme du jour, celui-ci était rythmé par la très aimable visite de la propriétaire pour me servir un petit déjeuner très copieux et discuter 5 à 10 minutes.

Pour explorer les Vosges du Nord ou aller s'égarer en Allemagne, le positionnement idéal de cette chambre d'hôtes à seulement 4 km de la frontière s'avérera un excellent compromis en termes de distances pendant toute la durée de mon séjour en Alsace. Depuis Wingen, se rendre en Allemagne tout comme se rendre dans l'Alsace du Sud, dans le Haut-Rhin, les kilométrages s'avèrent très proches.

17 août 2013 - Forêt des Vosges du Nord, ruines du Loewenstein et du Fleckenstein

Mon premier jour sur place sera naturellement tourné vers la découverte des Vosges du Nord, massif montagneux du Nord-Est de la France, situé aux confins de l'Alsace et de la Lorraine dont le point culminant, le Grand Wintersberg, atteint les 581 mètres d'altitude. Ce massif est protégé par un parc naturel régional depuis 1975. Le massif des Vosges du Nord est formé principalement de grès de Buntsandstein (grès datant de 245 à 230 millions d'années) dont la forme de rochers ruiniformes et d'empilements ainsi que sa couleur rose seront des caractéristiques mise à profit pour la construction de nombreux châteaux au Moyen Age tels que le Loewenstein et le Fleckenstein, les deux objectifs architecturaux atteints par ma randonnée en pleine forêt vosgienne.

A en croire les spécialistes, c'est précisément dans le secteur de ces deux châteaux que l'on peut observer les plus belles perspectives des Vosges du Nord.

Durée : 2 minutes et 04 secondes - Qualité HD
Musique : "Mother" de Thomas NEWMAN

Le Loewenstein se situe dans la commune de Wingen, même commune où se situe mon hébergement. Malgré son ultra-proximité théorique, il faut compter toutefois pour s'y rendre depuis l'hébergement, au moins 8 minutes de voiture afin de se garer dans la clairière la plus proche (au delà de laquelle, il n'y a plus de routes carrossables) puis finir le périple jusqu'au château par une bonne heure de marche en pleine forêt. Il fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis décembre 1898.

Période de construction

XIIème siècle - Fief impérial depuis 1283

Propriétaire initial

Seigneur de Fleckenstein

Localisation

Wingen (67 - Bas-Rhin)

Il est un repaire de brigands à la fin du XIVème siècle. Selon la légende, les brigands seront traduits en justice et condamnés à la potence par les troupes de l'évêque de Strasbourg. Tous les trois, le maître, son fils et son valet furent pendus ensemble...

Le Fleckenstein se situe dans la commune de Lembach. Il fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis décembre 1898. L'objectif ne sera pas atteint directement mais juste aperçu depuis le panoramique du Loewenstein. Il fut érigé sur des pitons de grès rose, caractéristique des Vosges du Nord.

Période de construction

XIIème siècle (attesté en 1165)

Propriétaire initial

Seigneur de Fleckenstein (aux mains des barons de Fleckenstein jusqu'en 1720)

Localisation

Lembach (67 - Bas-Rhin)

Il faisait partie d'une série de châteaux surveillant jadis la route de liaison entre Bitche et Wissembourg. Il fut détruit en 1689 par le général Melac, sous Louis XIV. Il s'agit du château en ruine détenant le record de visites en Alsace (70000 en 2010) après celui détenu par l'indéboulonnable première place de la merveille de restauration au début du XXème siècle sous Guillaume II qu'est celui du Haut-Koenigsbourg.

Le Loewenstein et le Fleckenstein sont deux châteaux parmi plus de dix autres ruines intéressantes réparties sur un même secteur d'environ 20 km de diamètre. Tous ses châteaux, édifiés par les seigneurs du Saint-Empire romain germanique (dont l'apogée en terme d'étendue des territoires se situe entre 1148 et 1378), furent pour la plupart ruinés lors de la guerre de Trente Ans entre 1618 et 1648.


18 août 2013 - Base 901 de Brachenbronn-Birlenbach, village d'Hunspach et Rastatt (Allemagne)
Le 18 août marque un hommage à un passé important pour moi : Le service militaire de mon père en 1968. La même journée est marquée par la visite de l'un des plus beaux villages de France : Hunspach. Enfin, il s'agit de mon premier pas de l'autre côté de la frontière en Allemagne, à Rastatt.

La base dans laquelle mon père effectua son service militaire, principalement au cours de l'année 1968, est construite dans les locaux souterrains reconvertis de l'ancien ouvrage du Hochwald, la plus puissante fortification de la Ligne Maginot construite entre 1929 et 1935, comptant 19 blocs. Cet ensemble puissant est unique en son genre avec ses nombreux fossés et les casemates associées.

Cet ouvrage est totalement fermé au public à l'exception du musée Pierre JOST (installé dans le bloc 1) ouvert exclusivement pendant les journées du patrimoine.

Période initiale de construction

1952 - 1957

Localisation

Brachenbronn-Birlenbach (67 - Bas-Rhin)

Les études de l'Armée de l'air ont lieu en 1946. La construction de la base aérienne débute en 1952 et la salle radar est inaugurée le 21 août 1957. En 1964, nouvelle salle ultramoderne. En 1972, création du musée Pierre JOST. En 2007, rénovation totale de la salle d'opérations du centre de détection et de contrôle.

On notera sur l'aileron de chasseur à réaction présent devant la base ainsi que sur l'uniforme porté par mon père en 1968, l'insigne caractéristique de la base 901. La base 901 de Brachenbronn-Birlenbach est symbolisée par un rapace posé au bout d'un poing cerclé (pouvoir et maîtrise des airs).

Depuis 1977, la formation des fusiliers-commandos est installée dans cette base. Jusqu'en 1999, elle assurait la formation militaire de début des jeunes appelés. Depuis ces dernières années, la base 901 de Brachenbronn-Birlenbach est sur la liste des bases dont la fermeture définitive est projetée pour 2014.

Hunspach est l'un des plus beaux villages de France. Cette commune fait partie du Parc naturel régional des Vosges du Nord.

Nombre d'habitants

671 habitants (en 2011)

Superficie

5,49 km2

Canton

Soultz-sous-Forêts

Intercommunalité du Pays de Wissembourg

Maire

Pierrot Billmann

La commune présente une unité architecturale remarquablement conservée avec des maisons toutes blanches et à colombages. L'église d'Hunspach, construite en 1757 et inaugurée le 11 novembre 2007 suite à une rénovation récente, présente à elle-seule des caractéristiques intéressantes car réformée (protestante).

L'intérieur de l'église d'Hunspach s'impose par le buffet d'orgue de Johann Carl Baumann de 1782 mais également par une triple peinture installée dans le choeur, nommée "Appel à notre responsabilité" peinte par l'artiste protestant Claude Braun en 1996 dont l'art pictural est également exposé dans d'autres églises de la région (Billigheim, Niederbronn-Les-Bains,...). Au total, Claude Braun a réalisé 11 oeuvres s'inscrivant dans un ensemble nommé "Fresque de la Réconciliation".

Sur tout le long du parcours, d'Hunspach à Rastatt, la météo s'aggrave beaucoup et passe massivement à la pluie. J'avais initialement pour objectif dans mes tablettes de découvrir un petit peu la Réserve Naturelle du Delta de la Sauer mais compte-tenu des conditions, j'ai dû me rendre à l'évidence que franchir pour la première fois la frontière et poursuivre ma curiosité en Allemagne jusqu'à Rastatt serait le choix le plus judicieux.

Rastatt fut la première ville allemande à recevoir ma curiosité. Elle doit son intérêt pour son organisation générale, son château et son église.

Le château renferme en son sein le Musée d'Histoire militaire, longtemps menacé de disparition. On peut y trouver de superbes collections d'uniformes et d'armes de toutes les époques. Je n'ai pas eu l'occasion de le visiter de l'intérieur mais l'extérieur même de ce château est très esthétique avec une couleur orange hors du commun.

Ce château est historiquement la résidence princière des comtes de Bade.

Nombre d'habitants

47 603 habitants (en 2005)

Superficie

59,02 km2

Land/District

Bade-Wurtemberg/Karlsruhe

Bourgmestre

Hans Jürgen Pütsch

L'église Baroque Saint-Alexandre datant du XVIIIème siècle est magnifique à l'intérieur. Je dois mon privilège d'avoir pu la visiter d'avoir débarqué à l'intérieur en pleine messe. La discrétion de mon appareil photo fut précieuse. Sitôt la messe finie, la rigueur allemande s'impose, on nous invite à sortir et ils ferment l'église. On ne trouve hélas pas beaucoup de données sur Rastatt sur internet, ce qui est frustrant pour les curieux.

Par observation subjective tout à fait personnelle, l'esthétisme du centre-ville de Rastatt m'a fait un peu penser à une ville des Pays-Bas.


19 août 2013 - Four à chaux de Lembach (Ligne Maginot)

La visite de cet ouvrage majeur de la ligne Maginot fut un moment important pour moi. Depuis de nombreuses années, j'espérais pouvoir un jour m'organiser une plongée dans un tel ouvrage pour y mieux comprendre la vie post-seconde guerre mondiale de nos troupes françaises ainsi que toute l'histoire rattachée à ces fortifications.

Il est constitué de six blocs de combats (le bloc 1 fut détruit lors d'essais allemands d'un gaz explosif) et deux blocs d'entrée. Il couvre 26 hectares et pouvait abriter 580 hommes avec un roulement toutes les deux semaines.

La forteresse fut restaurée entre 1950 et 1960. Elle fut ouverte au public en 1983. Cet ensemble constitué de 4,5 km de galeries doit son nom de "Four à Chaux" à une installation d'extraction de roche calcaire toute proche, qui était brûlée par un four à chaux. Nom valable uniquement en temps de paix, son nom codé militaire étant A4.

Période initiale de construction

1930 - 1935

Localisation

Lembach (67 - Bas-Rhin)

La visite guidée est impressionnante. Sous l'égide de l'association SILE, on peut dorénavant découvrir le bloc 2 et tous les casernements intérieurs (cuisine, salle de restauration, dortoirs, douches, salle d'opération, lits des blessés...). Certains détails de la vie courante sont à couper le souffle.

La visite du bloc 2 est l'occasion de comprendre le fonctionnement d'une batterie de canons avec son dispositif de mise en batterie ou en mode repos. Une caméra extérieure reliée à un écran de contrôle permet d'observer en direct la coiffe se relever pour dégager les canons ou au contraire les masquer en mode repos. Le bloc 2 permet également grâce à un guide franco-allemand particulièrement charmant de comprendre le système de transport des munitions de haut en bas, selon si elles sont chargés ou bien si elles viennent d'être tirées. Les douilles des munitions utilisées sont notamment éjectées automatiquement via une vis sans fin. Si tout le monde s'organisait convenablement dans la forteresse, il est à croire selon notre guide qu'un seul bloc armé pouvait atteindre les 40 coups/min !

La particularité majeure sinon unique de l'ouvrage du Four-à-Chaux de Lembach réside dans son plan incliné entre la France et l'Allemagne. Ce dispositif visait à améliorer sa protection et son accès, l'entrée des munitions se situant 24 mètres plus bas que l'entrée des troupes. On avait préféré pour un côté pratique, dissocier munitions et troupes, idéalement pour que les troupes puissent entrer au même niveau que les blocs de combat. Cet écart entre les deux entrées est rattrapé par ce plan incliné souterrain dont l'illustration capturée dans l'ouvrage lui-même permet d'en saisir toute la philosophie.

La visite se finit par un musée dans lequel on peut observer toutes sortes d'objets ou de projectiles, découverts lors des fouilles et rénovations de l'ouvrage au cours des décennies qui suivirent la seconde guerre mondiale et grâce également à de très généreux donateurs. Une très belle collection d'uniformes à voir également. Illustrations sous verre par de nombreuses affiches d'époque de la propagande militaire dans les années 40 tant en Allemagne, en France qu'aux Etats-Unis.


20 août 2013 - Château du Haut-Koenigsbourg et conseil de l'Europe à Strasbourg

Durée : 4 minutes et 53 secondes - Qualité HD
Musique : "Mosca addio" d'Ennio MORRICONE

Le château du Haut-Koenigsbourg est une petite merveille architecturale alsacienne. Cette forteresse, dans son état actuel, est le fruit d'une restauration dans des temps records sous la direction de l'empereur et Roi de Prusse Guillaume II d'Allemagne. On retrouve les premières mentions historiques sur ce château en 1147.

Période initiale de construction

XIIème siècle - XVIIème siècle

Restauration

1901 - 1908

Propriétaire initial

Frédéric de Hohenstaufen dit Barberousse (1122-1190)

Propriétaire sous la restauration

Friedrich Wilhelm Viktor Albrecht dit Empereur et Roi de Prusse Guillaume II (1859-1918)

Localisation

Orschwiller (67 - Bas-Rhin)

Suite à l'afaiblissement du clan des Hohenstaufen, les ducs de Lorraine prennent possession du château. Jusqu'au XVème siècle, il est notamment confié aux Hohenstein. Devenu repaire de brigands comme ce fut le cas pour un certain nombre d'entre eux, le château est incendié en 1462 par une coalition des villes de Colmar, Strasbourg et Bâle, forte de 500 hommes et de pièces d'artillerie. A partir de 1479, le château est peu à peu reconstruit par la famille des Thierstein qui améliorent ses défenses en l'adaptant à l'artillerie : le château est entouré d'un premier mur de protection afin de gêner l'artillerie ennemie.

A partir de 1633, la Guerre de Trente Ans ravage l'Alsace et énormément de châteaux sont ruinés dont celui du Haut-Koenigsbourg. Les suédois, forts de canons et de mortiers, prennent le château au bout d'un siège de 52 jours. La forteresse subit ensuite un incendie et celle-ci est alors laissée à l'abandon pendant plusieurs siècles, jusqu'au 4 mai 1899. Ce jour-là, le château en ruine et les terres sommitales l'entourant sont offerts à l'empereur Guillaume II car depuis le traité de Francfort de 1871, l'Alsace est redevenue Allemande. La restauration de l'ensemble est alors dirigée dès 1900 par l'architecte et archéologue Berlinois, Bobo Ebhardt (1865-1945). L'objectif de ce jeune architecte de 35 ans est alors de le restaurer tel qu'il se présentait autour de l'an 1500. L'inauguration a lieu le 13 mai 1908 mais les finitions et achats de collections se pousuiveront jusqu'en 1918.

Pour le Kaiser, ce château du Haut-Koenigsbourg se devait de marquer la limite occidentale de son empire comme le château de Marienbourg en marquait jadis la limite orientale car aujourd'hui situé en Pologne. A l'issue de la première guerre mondiale, ce château retombe en la possession de l'Etat français dès 1919, suite à l'apllication de l'article 56 du traité de Versailles (restitution de l'Alsace-Lorraine). Le blason de Guillaume II, toujours visible au sein du château, reste l'un des derniers symboles en Alsace de la présence allemande entre 1871 et 1918.

En 2007, la propriété du château est transférée au conseil général du Bas-Rhin. En 2011, la tempête Joachim fait subir des dégâts importants, notamment à la toiture du donjon. Du coup, dans certains angles photographiques, je fus limité par les échafaudages disgracieux des travaux de rénovation du donjon.

La restauration du château fera l'objet de bien des polémiques mais tout le monde s'accorde à dire aujourd'hui que la restauration de ce château, d'une très grande lisibilité, reste l'une des exécutions la plus exacte possible des plans généraux, de l'articulation des volumes et de la fonction des détails.

Le château s'impose par autant de zones et de détails imposants :

  • L'entrée
  • La porte principale
  • La cour basse
  • L'entrée dans le logis et la porte des Lions
  • La cour intérieur et l'escalier hexagonal (photo à gauche ci-dessus)
  • Un puits profond de 62 mètres
  • Un donjon carré sur une base prééxistante de 17 m.
  • La salle du Kaiser (Salle d'honneur du château) dont la principale décoration est une peinture d'aigle impérial au plafond (photo centrale ci-dessus)
  • La salle d'armes (photo à droite ci-dessus)
  • La chambre lorraine avec un Graoully (dragon de folklore de Metz) et une tête d'un sanglier abattu par l'empereur lui-même...Mais bien-sûr !
  • Le jardin supérieur
  • Le grand bastion

Dans les salles à la restauration la plus aboutie, on notera la présence de superbes écussons des armoiries de l'empereur mais également les armes de Guillaume II dans les vitraux...

Je suis arrivé le soir, en pleine nuit, aux abords de Strasbourg, sur la route du retour du château du Haut-Koenigsbourg. Du peu que j'ai pu en apercevoir, la ville avec son architecture "très parisienne", ne m'a pas emballé. Par contre, bien que très peu porté sur le modernisme architectural, je ne pouvais repartir sans au moins une photo du Palais de l'Europe construit en 1977 dans lequel siège l'institution doyenne de l'Europe, instituée le 5 mai 1949 par le traité de Londres : Le Conseil de l'Europe.

Nom

Palais de l'Europe

Construction

1976-1977

Architecte

Henry Bernard (1912-1994)

Localisation

Strasbourg (67 - Bas-Rhin)

Dans le cadre de son objectif de promouvoir les droits de l'homme, il s'est doté le 4 novembre 1950 de la Convention européenne des droits de l'homme, entrant en vigueur en 1953. La Cour européenne des droits de l'homme fut créée le 18 septembre 1959.


21 août 2013 - Francfort - Frankfurt am Main (Allemagne)

Durée : 8 minutes et 40 secondes - Qualité HD
Musique : "Procession" de VANGELIS

Francfort-sur-le-Main est la cinquième ville d'Allemagne par sa population et la plus grande du Land de Hesse. Elle est également la quatrième place financière et la troisième ville d'affaires d'Europe. Ancienne capitale de l'ex-RFA (République Fédérale d'Allemagne), elle est aussi la ville la plus riche d'Allemagne. Sa première particularité évidente tient dans le pourcentage de ses habitants à être réellement de nationalité allemande (seulement 1/3 !). Elle est considérée comme une ville mondiale de premier plan grâce à ses volets économiques, infrastructurels et culturels.

Nombre d'habitants

676 533 habitants (en 2011)

Superficie

248,31 km2

Land/District

Hesse/Darmstadt

Bourgmestre

Peter Feldmann (SPD)

Distante de seulement 175 km de la frontière avec la France, 582 km avec Paris, 399 km de Bruxelles, elle occupe une place centrale en Europe.

La ville se caractérise par un nombre important de gratte-ciel, ainsi elle est, parfois surnommée Mainhattan en référence au Main (affluent du Rhin) qui la traverse dans le centre-ville et au quartier de Manhattan à New York. Le siège social de la banque culmine la ville à 259 mètres (hors antenne). Francfort, divisée en 16 arrondissements, possède également dans sa périphérie directe extérieure son aéroport international se plaçant comme le troisième d'Europe, derrière celui de Paris-Charles-de-Gaulle et celui de Londres Heathrow.

Le centre-ville de Francfort a conservé en sa très célèbre place du Römerberg où se situe notamment l'hôtel de ville, malgré l'attaque britannique du 22 mars 1944 qui détruira presque la totalité du centre historique, tuant 1001 personnes, un certain nombre de joyaux telle que sa cathédrale et des tavernes typiques. Römerberg signifie le "mont des Romains". Cette grande place occupe l'emplacement approximatif de la ville romaine initiale, bâtie au cours du Ier siècle (Apr.JC).

Francfort est le siège de la BCE (Banque Centrale Européenne). Elle est également connue culturellement pour avoir vu naître le 28 août 1749, le grand romancier, dramaturge, poète, théoricien de l'art et homme d'Etat Allemand, passionné par les sciences que fut Johann Wolfgang von Goethe. Après une recherche des plus périlleuses en ville, je suis parvenu à localiser et à m'attarder devant sa maison natale (photo ci-dessus, la plus à droite). On peut apercevoir au-dessus de la porte principale de la maison, deux lettres dorées enlacées : G et H (signifiant Goethe-Haus).

Architecturellement parlant, Francfort n'est pas en reste avec ses nombreuses églises, son protestantisme d'Etat et même ses autels en extérieur. D'ailleurs, certains de ces autels ne sont pas sans rappeler qu'il existe aussi des catholiques en Allemagne puisque la Sainte-Vierge n'est pas reconnue par les protestants. Or, au détour de l'unes de mes visites, il s'agit bien d'un autel d'une Sainte-Vierge particulièrement adulée devant lequel j'ai pu m'attarder le temps d'une photo (ci-dessous). Cet autel s'appelle "Marie avec le croissant de Lune", à proximité immédiate de l'église protestante principale de Francfort, Saint-Catherine.

L'intérieur de l'église Sainte-Catherine (images ci-dessus) est le fruit d'une reconstruction entre 1950 et 1954, dix ans après le bombardement qui la défigura. Il est de type gothique tardif, les vitraux sont de Charles Crodel. Elle fut construite initialement entre 1678 et 1681. Il existe plusieurs courants dans le protestantisme, celle-ci est dominée, sans grande surprise, par le courant du grand réformateur allemand, Luther. Toutefois, je resta surpris sur la présence de cette Sainte-Vierge et des recherches ultérieures me permit de résoudre l'énigme. La ville de Francfort était historiquement majoritairement protestante, mais à cause de migrations des régions catholiques depuis le XIXème siècle, aujourd'hui les catholiques sont de très peu majoritaires dans la ville.

Avant le terrible bombardement de 1944, l'église Saint-Catherine bénéficiait d'une décoration très riche, au milieu de laquelle : L'orgue. Le grand orgue initial datait de 1778. Cet instrument était un orgue des facteurs allemands Stumm. C'était un instrument célèbre sur lequel Mozart avait donné des concerts en 1790 à l'occasion du couronnement de l'empereur Leopold II. Après la malheureuse destruction de 1944, un nouvel orgue fut construit par le facteur Walcker en 1954. C'était un grand 4 claviers dont les jeux correspondaient strictement à l'époque de la fameuse "Orgelbewegung". Les problèmes de chauffage se révélèrent nocifs pour cet instrument dont les anches étaient souvent mal accordées. On décida de reconstruire un nouvel orgue, plus classique.

Cet orgue, il s'agit de l'actuel, un orgue Rieger de 1990 que l'on retrouve dans la photo centrale, ci-dessus.


22 août 2013 - Colmar, Eguisheim et Riquewihr

Colmar, Eguisheim et Riquewihr est le trio incontournable de la route des vins et de l'Alsace typique comme on l'aime. Il s'agit de l'Alsace chaleureuse, en opposition à l'Alsace beaucoup plus froide des Vosges du Nord. Quiconque a visité ces trois villes gardera pour toujours un souvenir radieux de cette région française qui fut sous identité prussienne entre 1870 et 1918.

Le très vieux Colmar est ennivrant avec ses nombreuses rues médiévales, sa plus grosse et très sombre église (anciennement une collégiale, surnommée "Cathédrale Saint-Martin"), sa maison Pfister (photo ci-contre), ses devantures de bois peint.

Nombre d'habitants

67 615 habitants (en 2010)

Superficie

66,57 km2

Région/Département

Alsace/Haut-Rhin

Maire

Gilbert Meyer (UMP) depuis 1995

Colmar, créée en 1354, est une ancienne ville de la Décapole (ligue de dix villes alsaciennes libres appartenant à l'ancien Saint-Empire romain germanique).

La ville, promue chef-lieu du Haut-Rhin en 1790, compte alors plus de 13 000 habitants. Etienne Ignace Salomon en devient le premier maire.

Colmar est la troisième plus grande ville d'Alsace, à 74 km de Strasbourg, aux portes du massif des Vosges et à seulement 2h30 de route des Alpes.

La situation de Colmar, au centre du vignoble alsacien et proche du piémont vosgien, et son climat particulier propice à la culture de la vigne, lui vaut le surnom de « capitale des vins d'Alsace ». Au Moyen Âge, le vin alsacien était déjà l'un des plus prisés d'Europe. La première foire régionale des vins d'Alsace a lieu en 1948, ancêtre de l'actuelle foire aux vins d'Alsace. Également dans le domaine culturel, Colmar est la ville natale du créateur de la statue de la Liberté à New York, Auguste Bartholdi et de Jean-Jacques Waltz, plus connu sous le nom de Hansi.

Sa plus grosse église, ancienne collégiale surnommée « cathédrale Saint-Martin », est l'édifice religieux le plus important de la ville de Colmar, en Alsace, et l'une des plus grandes églises gothiques du Haut-Rhin. Elle est édifiée entre 1235 et 1365. Elle est de type gothique. La collégiale a abrité pendant de nombreux siècles la fameuse Vierge au buisson de roses, peinte en 1473 par Martin Schongauer, volée en 1972, puis retrouvée en 1973 et installée à l'église des Dominicains, où elle est maintenant conservée. La sonnerie de la collégiale de Colmar est considérée par les experts comme l'une des plus harmonieuses de France.

Colmar fut marquée par la réforme protestante. Elle sera un foyer de propagande luthérienne entre 1522 et 1525. Malgré le ralliement de nombreuses villes, la Réforme ne parvient pas à s'introduire à Colmar. En 1555, la paix d'Augsbourg rétablit officiellement la coexistence du catholicisme et du luthéranisme dans l'Empire. L'architecte strasbourgeois Daniel Specklin dote la ville de nouvelles fortifications en 1580 et la guerre de Trente Ans (1618 à 1648) prend fin à la signature des traités de Westphalie. Ils consacrent la victoire de la France et de la Suède sur l'Empire avec la récupération des possessions des Habsbourg, notamment le grand ensemble qui incluait les dix villes impériales de la Décapole.

L'Alsace est particulièrement meurtrie lors de la guerre Franco-allemande de 1870, de nombreux combats ont lieu. Le bombardement de Strasbourg a notamment entraîné la destruction d'un manuscrit du XIIe siècle, le Hortus deliciarum. Le français est banni des textes officiel en 1883. Colmar reçoit la visite officielle de l'Empereur de Prusse, Guillaume II, en 1908.

Le 2 février 1945, Colmar fut la dernière ville alsacienne à être libérée de l'occupation nazie.

Poursuivant ma route, j'atteint Eguisheim en fin d'après-midi. Sans doute le lieu le plus apprécié des touristes pour son commerce tourné presque intégralement vers le vin et les produits locaux. J'ai eu l'occasion d'y manger un véritable Bretzel (sorte de pain poché dans une solution de soude (E 524), en forme de noeud ou de bras entrelacés et recouvert d'éclats de gros sel, originaire d'Allemagne du Sud et très répandu en Alsace). Le mot est issu du latin, de braccellus, « bracelet ».

Nombre d'habitants

1683 habitants (en 2010)

Superficie

14,13 km2

Région/Département

Alsace/Haut-Rhin

Maire

Claude Centlivre (DVG)

Malgré sa petite taille, il convient de ne pas sous-estimer le rayonnement culturel et historique de ce petit village alsacien de moins de 2000 habitants.

Eguisheim a été classé "Village préféré des Français" au cours de l'émission animée par Stéphane Bern, diffusée sur France 2, le 4 juin 2013, un peu plus de deux mois avant mon passage. D'ailleurs, la longue banderole installée à l'entrée du village témoignait de la fierté du maire et de ses habitants, vis à vis de ce succès.

Depuis 2003, Eguisheim est classé parmi "Les Plus Beaux Villages de France".

En 2006, le village a gagné la médaille d'or de l'Entente florale, le concours européen des villes et villages fleuris.

L'intérêt de ce village est également son histoire. J'ai eu une chance folle de pouvoir pénétrer dans la Chapelle Saint-Léon IX pour en saisir toute la beauté de l'intérieur (photo ci-dessus, à gauche) car je fus invité très aimablement à peine 5 minutes plus tard à en sortir car c'était l'heure de fermeture. Eguisheim est le village natal supposé de Bruno d'Eguisheim-Dagsbourg, fils de Hugues IV (comte d'Eguisheim), ancien évêque de Toul, qui devint pape le 12 février 1049 sous le nom de Léon IX. Léon IX fut surtout un pape voyageur, oeuvrant pour la paix en Europe, jusqu'à sa mort le 19 avril 1054, après 5 ans et deux mois de pontificat.

Le reste du village est une succession de ruelles médiévales, vieilles de nombreux siècles, parfaitement entretenues. On y trouve de nombreux récoltants et c'est dans ce village que je me suis laissé tenté par l'achat d'un lot de trois bouteilles de grand cru local à la saveur inimitable. Au XVe siècle, la plupart des cours européennes du Nord de l'Europe achètent du vin d'Alsace. Celui d'Eguisheim part de Colmar par l'Ill puis de Strasbourg par le Rhin. La qualité du vin est telle qu'il supporte un transport en barrique de plusieurs semaines et que des millésimes exceptionnels comme 1539 sont conservés pendant plusieurs décennies.

Riquewihr est atteint en début de soirée, dans une nuit débutante.

Ses éclairages nocturnes et son ambiance s'adaptent parfaitement à la photo en longue pose.

Nombre d'habitants

1203 habitants (en 2010)

Superficie

17,04 km2

Région/Département

Alsace/Haut-Rhin

Maire

Jean Buttighoffer

Ce village marque l'ultime perfection dans le charme alsacien.

Riquewihr jouit d'une grande célébrité, non seulement en Alsace et en France, mais aussi en Europe. Riquewihr est une cité médiévale située en plein coeur du vignoble alsacien qui doit sa renommée à son caractère pittoresque et à son remarquable patrimoine architectural. Le village est situé sur la route des vins d'Alsace, à 10 km au nord de Kaysersberg et 4 km au sud de Hunawihr et de Ribeauvillé.

Ce village fut hélas frappé en plein coeur d'un terrible incendie qui ravaga plusieurs maisons à colombages classées du XVIème siècle, au tout début du mois de janvier 2014, à peine 4 mois après mon passage enthousiaste pour le photographier.

De ce fait, notamment ma photographie ci-dessus à gauche, est aujourd'hui non reproductible car elle compte certaines de ces maisons victimes de cet incendie survenu à la suite d'un simple problème électrique d'une guirlande dans un sapin. Le bonheur tient décidément à peu de choses.

Toutes mes premières pensées vont au maire et à la famille endeuillée, suite à cet incendie.


23 août 2013 - Baden-Baden, la Forêt Noire et Triberg (Allemagne)

Baden-Baden, la Forêt Noire et Triberg signent la fin du périple.

Nombre d'habitants

54 777 habitants (en 2008)

Superficie

140,18 km2

Land/District

Bade-Wurtemberg/Kalsruhe

Bourgmestre

Wolfgang Gerstner (CDU)

Je ne garderai pas un souvenir intarrissable de Baden-Baden, dirais-je même que j'ai été déçu par la ville. Baden-Baden a été totalement détruite pendant la seconde guerre mondiale et il n'est pas étonnant qu'on y trouve que si peu de vieilles pierres historiques. En 1945, après l'effondrement du Troisième Reich, la ville devint le siège du commandement en chef des Forces françaises en Allemagne (FFA), avec construction d'une véritable ville française dans les quartiers ouest de Baden-Baden, dans laquelle vivaient environ 5 000 Français (militaires du contingent, officiers, familles) disposant de nombreuses infrastructures : supermarchés, écoles et lycée français, église catholique... Cette présence a pris fin à la fin des années 1990. La ville est surtout connue en tant que centre de villégiature, station thermale et pour ses festivals internationaux. En 1997, le titre de Ville olympique est décerné à Baden-Baden par le Comité international olympique. Baden signifie "Les Bains" en français.

Ce sont les Romains qui fondèrent la ville en 80 ap. J.C., profitant de la présence d'une source thermale chaude (68 °C) et ils y construisirent des thermes.

Au départ de Baden-Baden, le moment le plus fabuleux se passe de photographies, il s'agit de la découverte et traversée de la Forêt Noire en voiture jusqu'au village de Triberg. La Forêt-Noire (en allemand Schwarzwald) est un massif montagneux au sud-ouest de l'Allemagne, dans le land du Bade-Wurtemberg. Il dévoile sur ses hauteurs des paysages variés : au nord, les épicéas bordent des routes escarpées ; au centre, les vignes des coteaux cèdent la place aux pâturages et à des riches fermes-auberges ; au sud, les lacs alternent avec les hauts sommets. Les paysages sont typiques et d'une rare beauté.

La vie agricole associe l'élevage et la culture de céréales. L'industrie travaille notamment le bois issu des nombreuses forêts d'épicéas. Les industries textiles et l'horlogerie cèdent progressivement leur place au tourisme. Dans ce vaste massif vert de 160 km de longueur et 60 km de largeur, Triberg reste justement à juste titre, une petite ville de la Forêt Noire reconnue pour son activité dans l'horlogie. Centre d'industrie horlogère, la petite ville est également une station climatique réputée.

Nombre d'habitants

5212 habitants (en 2005)

Superficie

33,32 km2

Land/District

Bade-Wurtemberg/Fribourg-en-Brisgau

Bourgmestre

Gallus Strobel

Aux antipodes de Baden-Baden, Triberg restera l'un de mes souvenirs les plus forts de ce périple. Le tourisme particulièrement aigu de la région et la présence pendant plus de 50 ans de nos armées dans la région s'expriment jusque dans la gastronomie locale ainsi que l'accueil très chaleureux réservé aux français dans cette région allemande du Bade-Wurtemberg. Ma compagne et moi, avons été surpris de découvrir que tous les menus locaux nous étaient proposés en langue française, bien que le charmant serveur qui s'occupa de notre table ne comprenait pas un seul mot de la langue de Molière. Pour nous faire comprendre, la langue de Shakespeare resta la seule alternative possible et fut l'occasion d'une bonne franche rigolade avec le serveur au moment de réclamer l'addition.

Triberg est le haut-lieu de la fabrication du coucou et ceci se voit par le nombre impressionnant de boutiques dédiées à cet objet emblématique local. Triberg est par ailleurs jumelée avec un village de France : Fréjus. Enfin, un léger bruit constant fait tout simplement partie de Triberg, parce-que les plus hautes cascades de l'Allemagne descendent de la montagne jusqu'à la périphérie de Triberg. L'eau moutonnante et bruyante de la Gutach tombe de 163 mètres d´hauteur. Dans le centre-ville de Triberg, on peut observer avec admiration la fin de ces cascades. À la tombée du jour, les chutes sont illuminées la nuit jusqu'à environ 22h00 heures ce qui offre tout bonnement un spectacle fascinant.

C'est avec toutes ces belles images dans les yeux que j'ai regagné la France. Le lendemain, à 13h, nous avons repris ma compagne et moi, la route pour Paris, le coeur un peu lourd d'abandonner un secteur si photogénique. Le périple fut...


Arnaud FIOCRET © 2013

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Je tiens à citer WIKIPEDIA dans la rédaction de ce périple car elle fut la source très très majoritairement reproduite pour construire cette page.