Retour accueil traits

Les hyperexcitabilités

Les émotions chez les sujets atteints de douance sont étudiées depuis le début des années 70.

On a établi la notion d'hyperexcitabilité. Cinq formes ont été identifiées :

  • Psychomotrice. Elle s'apparente à une énergie physique débordante qui peut s'accompagner de mouvements parfois mal contrôlés, mais aussi de tics et de logorrhée (la personne ne cesse de parler). Elle peut conduire à une vraie difficulté pour s'endormir car le cerveau est en surchauffe, il n'arrête pas son fonctionnement car le bouton "stop" est trop loin !
  • Sensuelle. Il y a exacerbation des perceptions sensorielles sur les 5 sens.
  • Imaginaire. Capacité et grande facilité à faire des associations d'images et d'impressions, un recours important aux métaphores, etc.
  • Intellectuelle. Penchant certain pour poser des questions pertinentes et résoudre des problèmes. Curiosité, capacité pour soutenir l'effort intellectuel, avidité de lecture...
  • Émotionnelle. Grande intensité des sentiments. Les expériences émotionnelles, négatives ou positives, sont ressenties et exprimées d'une façon bien plus intense que chez un sujet ordinaire. Cette hyperexcitabilité est identifiable par le fait que le sujet atteint de douance est un caméléon selon le milieu où il est : Il peut passer très rapidement d'un état très introverti à un état tout à fait euphorique. On retrouve là l'extrême sensibilité de ce genre de sujet à l'environnement qui l'entoure.

C'est dans ces hyperexcitabilités que l'on retrouve la source des troubles et excès relatifs à l'activité extrêmement élevée du cerveau d'un sujet atteint de douance. Pour ce genre de personne, surtout dans mon cas où la très haute activité créative est un facteur aggravant de cette différence.

Pearl Buck (1892-1973) : "Quel que soit son domaine de création, le véritable esprit créatif n'est rien d'autre que çà : une créature humaine née anormalement, inhumainement sensible. Pour lui, un effleurement est un choc, un son est un bruit, une infortune est une tragédie, une joie devient extase, l'ami un amoureux, l'amoureux est un dieu, et l'erreur est la fin de tout. Ajoutez à cet organisme si cruellement délicat l'impérieuse nécessité de créer, créer, et encore créer - au point que sans la possibilité de créer de la musique, de la poésie, des livres, des édifices, ou n'importe quoi d'autre qui ait du sens, il n'a plus raison d'être. Il doit créer, il doit déverser de la création. Par on ne sait quelle étrange urgence intérieure, inconnue, il n'est pas vraiment vivant à moins qu'il ne soit en train de créer."

L'être atteint de surefficience mentale est un être qui se torture facilement lorsque tout commence à aller moins bien.
D'où ce côté "trop" décalé, "trop" dans tout ce qu'il est, "trop" dans sa façon d'être comme dans ses créations, qu'on lui reproche souvent.

Tout ceci met en lumière une grande capacité d'acquisition, de traitement et de stockage d'informations.
Mais ces spécificités fragilisent le porteur du surdon au-delà de ce que l'on peut imaginer.


Arnaud FIOCRET © 2011

Toutes les images ainsi que les textes de ce site sont protégés par les lois internationales sur le copyright et ne peuvent être utilisés, sous quelque forme que ce soit, sans une autorisation écrite de son auteur. © Copyright Arnaud FIOCRET.