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Tranche I de 2005 à 2012 - De la recherche de soi à l'assise de soi

Aller à la tranche II depuis 2013

L'année 2004 est l'année des prémices de mon basculement intérieur au sein de ma première vie, peu avant les premières manifestations de la véritable écriture des toutes premières lignes de cette deuxième vie.

J'ai débuté la photographie (plus précisément l'astrophotographie) sur la bonne vieille pellicule en 1997 lors du passage de la comète Hale-Bopp. Puis en 2001, j'ai commencé la photographie lunaire et planétaire également sur film. Mes premiers contacts avec le numérique se feront avec une webcam en 2002 pour imager les planètes Jupiter et Saturne derrière les 4000mm de focale de mon télescope. Absolument rien ne me prédisposait à devenir un jour, un artiste-photographe spécialisé en imagerie à la lumière du jour qui parcourt durant la belle saison jusqu'à 200 kilomètres par jour à la recherche du cliché pittoresque exceptionnel sur un petit territoire de seulement 750 km² caractérisé par le Pays de Bray. Pourtant, 2005 est l'année symbole de cette transformation progressive qui débuta initialement par un simple jeu autour de performances techniques courant 2004 avec le camescope SONY DCR-PC 100E (ci-contre, à gauche).

Plus subtilement encore, l'année 2005 se dessine comme l'année marquante de mon progressif abandon des notions purement techniques pour m'orienter plutôt toujours davantage vers une démarche très spirituelle humainement beaucoup plus riche. Les années 2009 et 2011 se révéleront deux secondes étapes décisives.

2012 apportera son lot de surprises dans une assise de soi toujours discutable à tout moment...

Aujourd'hui, devenu artiste et témoin du monde, mes observations sont désormais combinaisons arborescentes entre art, littérature et philosophie.

2005-2007 : Deux années à la recherche de soi
Enfant de l'argentique, c'est au mois d'avril 2005 que va se dessiner le tournant le plus décisif dans ma carrière photographique avec l'acquisition de mon premier reflex numérique présentant pour l'époque la résolution confortable de 6,2 millions de pixels : Le NIKON D70. C'est avec ce boîtier que je commence réellement à photographier très régulièrement et que j'ai alors la bonne intuition de devoir me rendre au mois de juillet de la même année dans la basilique néo-byzantine d'Albert (Somme-80) qui vient de bénéficier d'une rénovation intégrale.

Pourtant, monument mondialement reconnu pour les pèlerinages, mes images feront grand bruit à ma grande surprise (dans le magazine PAYS DU NORD d'août 2005 comme sur internet) car il n'existait en effet notamment aucune source sur le net présentant l'intérieur de celle-ci. Je venais alors de révéler à la face du monde, suite à mon travail, autre-chose qu'un extérieur 1000 fois photographié ainsi que celui constamment visibles sur de vieilles cartes postales de 1916 qui firent à cette époque, le tour du globe, avec la vierge dorée penchée qui s'écroula à l'automne 1918 tel un signe !!!

Je reçois également en retour les félicitations de l'Office du Tourisme d'Albert :

"Monsieur,

Nous tenions à vous féliciter pour votre travail et la parution d'un article avec de superbes photos de la Basilique Notre Dame de Brebières d'Albert dans l'édition du magazine Pays du Nord n°67. Nous avons aussi le plaisir de vous annoncer le lien avec votre site a été créé sur notre page internet.

Nous restons à votre disposition afin de faire connaître vos travaux et nous vous offrons si vous le souhaitez, une montée au clocher de notre Basilique. Les visites ont lieu les mercredis et les samedis à 15h00. Dans l'attente d'un futur contact, veuillez agréer, Monsieur, nos sincères salutations.

L'équipe de l'Office de Tourisme d'Albert "Pays du Coquelicot".


Un Verdier d'Europe - NIKON D70 + lunette SKYWATCHER 80 ED/600
De 2005 à 2007, on peut dire que j'étais surtout un très bon technicien photographe mais que mes compétences graphiques n'étaient qu'aux balbutiements. Clairement, j'étais un testeur et un utilisateur du matériel que j'achetai mais pas réellement un créatif. Je n'avais pas de but précis, je n'avais pas de signature artistique particulière pour me différencier des autres. J'en étais à la recherche de mon "moi", de ma personnalité photographique propre. Tantôt à photographier des oiseaux en jouant avec ma lunette 80ED/600 que j'avais installé sur mon reflex NIKON via une bague T adaptative à la baïonnette, tantôt à photographier des paysages et l'architecture que je pouvais contempler lors de très courts séjours en Picardie avec mes parents ; Je n'avais à vrai dire aucune réelle constance dans mes programmes photographiques tant dans la fréquence que dans la nature des sujets.

Au niveau de ma façon de travailler, le NIKON D70 m'impose de grands changements. L'immédiate révolution principale vient du format de fichier produit par NIKON pour lequel j'ai opté dès le début : Le format RAW. Je n'ai jamais utilisé mon boitier avec le format JPEG. Même avec la meilleure qualité en JPEG, celui-ci ne rivalise pas avec les 12 bits en sortie du format RAW qui est habituellement appelé par les pros, le négatif numérique. Le format RAW de chez NIKON est un format propriétaire qui prend le mystérieux nom de .NEF qui n'est autre que l'abbréviation de NIKON ELECTRONIC FORMAT. En produisant mes images dans ce format, on obtient les données brutes issues du capteur sans aucune perte, ce qui permet à fortiori de travailler très fortement une image.

En 2005, le NIKON D70 est fournit avec le logiciel du même fabriquant PictureProject, 100% compatible avec ce boitier (image ci-dessus). Ce logiciel permet de transférer directement les clichés sur le disque dur de l'ordinateur au travers d'une prise USB. Immédiatement après le transfert, le photographe peut apprécier ses différents clichés sous la forme d'aperçus, un peu comme une collection de diapositives sur une plaque rétro-éclairée.

PictureProject ne permet que la visualisation des fichiers RAW et non leur développement. Heureusement, NIKON a eu la bonté de fournir gratuitement un plug-ing qui permet de décoder les images au format RAW directement sous Adobe PHOTOSHOP. Il permet de seulement effectuer quelques retouches très rudimentaires avant de "développer" l'image au format TIFF mais à l'époque, je trouve cela déjà formidable !!

Avec les modèles les plus récents de boitiers reflex numériques sortis à partir de 2009, le bruit n'est plus un important ennemi des images. Pourtant, on oublie vite que les années précédentes, ce bruit numérique était encore fort menaçant. Dans le cas du NIKON D70, le bruit, bien que très léger, devenait réellement visible dès 400 ISO, tout en restant toutefois très discret. C'est à partir de cette sensibilité que j'appliquais un filtre à bruit pour optimiser le rendu et la finesse de mes images, lorsque le temps de pose restait inférieur à 1 seconde. Au delà d'une pose d'une seconde, malgré le réducteur de bruit intégré au boitier, le bruit très fin devenait visible même à 200 ISO et un filtrage était presque toujours indispensable.

La formule de filtrage, demeurait identique à celle employée en 2004, dans le cas du DCR-PC 100E.

Mes images fleurissent sur le web grâce à l'existence de moyens de les redimensionner et de les compresser efficacement. Adobe PHOTOSHOP dès le début des années 2000 proposait un outil d'enregistrement des images pour le web. Dès la mise en ligne de la première mouture de mon site internet en octobre 2003, cette compression était de mise. Son usage s'est bien évidemment enraciné avec l'épanouissement de mes travaux photographiques à partir de 2005. Avec le NIKON D70 et cela n'a pas varié depuis avec l'usage de mes modèles de boitiers reflex suivants, compte-tenu de l'excellente qualité des images originales aux formats TIFF et RAW du NIKON D70 (moyenne comprise en 6,5 et 12 Mo), la compression JPEG se montre assez difficile et la taille des fichiers JPEG publiés est fréquemment élevée (120 Ko en moyenne). J'ai ainsi travaillé de la sorte jusqu'en 2008, année où les progrès vont brutalement se bousculer...


Parallélement, ma passion pour le ciel se poursuit d'une façon beaucoup plus timide à partir de 2005.

Tardivement, en décembre 2005, ma photographie de pleine lune de novembre 2003 est appréciée et utilisée dans un article d'Astronomie magazine.

Je me remet durant l'été 2006 à l'observation visuelle des planètes avec mon CELESTRON 8.

Ces observations seront l'occasion de participer pour la seconde fois dans ma vie en qualité d'invité à une réunion d'une commission de la SAF (Société Astronomique de France) en la présence très lumineuse de Christophe PELLIER. L'observation visuelle me permet de rester en contact avec l'astronomie, tout en me libérant d'un grand nombre des servitudes naturellement imposées par une installation pour des acquisitions CCD.

Mes travaux visuels sur Jupiter seront notamment remarqués.

La défragmentation de la comète 73P/SW3 en plusieurs fragments au printemps 2006 est également l'occasion de signer brillamment un petit retour auprès de la commission des comètes de la Société Astronomique de France en apportant un peu de mon temps d'observation...


 

En août 2007, l'apparition des caméras-télescope d'IMAGING SOURCE marque l'astronomie et stimule ma curiosité naturelle pour la nouveauté. J'ai été l'un des premiers acquéreurs de ces caméras et l'un des premiers testeurs. Mes images serviront un temps à valider les performances de ces caméras auprès du magasin LE TELESCOPE à Paris.

IRIS est maintenu dans ma trousse à outil comme le logiciel incontournable pour tirer parti des pleines capacités de cette caméra ou tout au moins, beaucoup plus précisément, des images brutes individuelles produites par cette caméra. Sans aucun refroidissement, cette caméra s'avère capable d'enregistrer un nombre très impressionnant d'étoiles en quelques dizaines de secondes de pose.

En cumulant les poses ultérieurement au moment du traitement final, le signal utile prend le dessus sur le bruit et les objets résolus par la caméra se révèle nombreux. C'est à partir de ce moment où j'apprend également à tirer parti des DARKS et des FLATS dans les pré-traitements des images CCD du ciel profond afin d'obtenir le maximum de mes acquisitions nocturnes.

 
Première lumière de la caméra IMAGING SOURCE en août 2007 sur la nébuleuse planétaire M27


2008-juin 2009 : L'affirmation de soi
Eglise de Loconville - Oise (60)

C'est à partir de juin 2008, devenu beaucoup plus autonome en tout (lieux, cadrages, sujets,...), que mon esprit naturellement créatif va s'accélérer et que mon "moi" va commencer à se définir réellement. Mon autonomie trouve sa définition en l'acquisition d'une voiturette de tourisme en accord avec mon handicap invisible (la dyspraxie) et mon soucis d'être respectueux avec ma terre en termes de rejets de CO2.

Conformément à mes convictions, AIXAM a toujours considéré le respect de l'environnement comme un enjeu majeur depuis toujours. Cette très nette priorité se traduit par une recherche d'optimisation constante sur tout ce qu'il est possible d'envisager comme études : Motorisations, aérodynamisme et recyclage des véhicules.

Ainsi, en association avec KUBOTA pour les moteurs diesel (moteur équipant ma voiturette de tourisme), AIXAM atteint vraisemblablement désormais tous les records et confirme son leadership avec - 37% de CO2 par rapport à l'objectif moyen de 125 g fixé par le parlement européen en 2015, pour les voitures particulières, d'où une réduction absolue des émissions !

Le design de leurs véhicules participe également activement à cet effort constant de respect écologique. En étudiant au mieux l'aérodynamisme de ses voitures, AIXAM met indiscutablement tous les atouts de son côté pour proposer des véhicules alliant esthétisme et respect de l'environnement. Nous sommes très loin des mottes de beurre qui circulaient encore sur nos routes, il y a quinze ans !!! Enfin, parce que la préservation de la nature passe également par le retraitement de leurs productions, AIXAM conçoit des véhicules recyclables à près de 100 % !

Mon choix pour AIXAM fut donc motivé en grande partie par ces performances...

Dans l'esprit populaire de la plupart des gens, les voiturettes de tourisme gardent l'image très vivace de "danger public n°1" de la route. Il est saisissant de noter à quel point les voiturettes de tourisme sont détestées et jugées comme dangereuses, tout simplement indésirables par beaucoup d'automobilistes. Pourtant, comme tout préjugé, il exige d'être démonté par des statistiques formelles. les chiffres prouvent qu'en réalité, les conducteurs de voiturettes sont très attentifs au volant.

Les accidents de voiturettes de tourisme ne représentent que...0,2% de l'ensemble !!

La voiturette sans permis (plus de 140 000 en circulation en France) se place comme le meilleur élève, de très loin, dans les statistiques d'accidents et cela malgré une nette progression constante du marché supérieure à 15% tous les ans tandis que le marché de la voiture traditionnelle s'effondre de plus de 10%.

Malgré cette hausse importante du parc de voiturettes depuis quatre ans, les statistiques d'accidents restent inchangées.

Cette voiturette de tourisme pose très clairement les bases de l'affirmation de mon "moi".

Attiré indiscutablement par le département de l'Oise, je m'en vais découvrir seul le "Pays" de Thelle en mobilisant tous mes week-ends ensoleillés durant des semaines et réalise en les communes de Fleury, d'Amblainville, de Loconville et quelques-autres, ce qu'est vraiment l'importance de la notion de graphisme dans la photographie. Ma totale autonomie dans le choix de mes trajets et la haute fréquence de mes déplacements autorisent désormais peu à peu la définition de mon propre cadre artistique. Pratiquant désormais bien davantage la photo, mes progrès sont dès lors très rapides. Je me retrouve exactement dans la comparaison logique d'accélération des progrès entre une personne qui veut apprendre l'anglais en passant deux semaines par an à Londres et une personne qui vise le même but en s'y plongeant tous les jours durant deux ans.

Macrophotographie d'une abeille issue d'une vidéo HD

En juin 2008, je m'équipe d'un camescope SONY HDR-HC9E. La volonté de me lancer dans le cinéma émerge mais ne se concrétisera que quelques années plus tard...

L'utilisation de ce camescope en 2008 se limita au statu de tests techniques mais pas de productions réelles. Les images vidéos sont au format 16:9 cinéma et présentent une résolution très confortable de 1920 x 1080 pixels. Autant ne pas dire finalement que l'on filme avec une qualité réellement "photographique". La qualité s'en ressent très nettement sur un DVD produit par mes soins après montage vidéo (test effectué sur un téléviseur 16:9 HD Ready de 66 cm). On obtient avec ce camescope exactement la finesse d'image d'un DVD d'un film du commerce pour ses propres films ! C'est réellement l'entrée du cinéma dans le domaine amateur...Pour conclure le test, je me suis amusé à extraire des images de mes premiers films avec le camescope (utilisé en mode macro) sur des insectes au format bitmap (.bmp), avec mon logiciel de montage vidéo HD. Les images extraites présentent une finesse vraiment incroyable. Aucun doute, SONY a fait du très bon travail et la bande magnétique d'une cassette DV peut finalement mémoriser un nombre très impressionnant de détails.

L'achat durant le mois de septembre de la même année de mon objectif ultra-grand-angulaire SIGMA 10-20mm enrichi ma perception des volumes et je découvre du coup les pouvoirs fabuleux de ce type d'objectif pour la construction d'images fortes, notamment en ce qui concerne des perspectives étendues.

C'est autour de l'église de Jouy-sous-Thelle, à l'architecture si particulière que j'explore pour la première fois les nouveaux points de vue rendus possibles par la focale de 10mm. J'y rencontre un jeune pompier qui se déclare comme appartenant à la famille du maire du village et qui m'indique que l'intérieur de cette église peut être visité presque tous les jours de la semaine...Malheureusement, des travaux ont lieu à cette époque sur l'escalier ainsi que sur la porte de cette église et l'intérieur n'est alors pas accessible pendant une durée non définie.

On verra donc la chose plus tard...Au printemps 2009...A mon grand regret !

A l'automne 2008, je ressens réellement les premiers avantages découlant de cette longue pratique accélérée lors d'une ballade matinale en forêt avec mon père. C'est ce fameux jour durant lequel je teste pour la première fois l'usage d'un filtre polarisant sur mon SIGMA 10-20mm. C'est le genre de filtre dont je commence à apprécier le rendu aux couleurs chaudes, complété d'une disparition des reflets gênants sur l'eau ou tout autre surface réfléchissante. A partir de cette période, ma voiture de tourisme regagne le garage et n'en sort plus car l'hiver ne m'inspire guère.


Octobre 2008 : Investissement dans une licence du logiciel CAPTURE NX 2.

Pour apprendre à tirer parti de ce nouveau laboratoire photographique numérique, je décide de remasteriser toutes mes images produites depuis le début avec mon NIKON D70 soit 3 ans de photographies d'avril 2005 à octobre 2008, en l'espace de quelques semaines. Cet apprentissage accéléré en total autodidacte m'autorise très vite la mise au point d'un traitement type pouvant être appliqué systématiquement à toutes mes images afin de construire MON style. Ce logiciel pensé par des photographes pour les photographes est particulièrement performant et me permet enfin de pouvoir travailler très finement toutes mes images à partir du négatif numérique .NEF d'origine.

Parallélement, cette procédure de remastérisation des images vise sur le long terme à proposer un portfolio totalement repensé avec des images au traitement optimisé dans la perspective de la publication d'un nouveau site internet dont les travaux commencèrent le 4 octobre 2008...


Après un hiver plutôt rude, je commence à re-pointer mon nez dehors le 7 mars 2009 alors que la nature est encore au repos.

Désireux de respecter le rendez-vous manqué à l'automne 2008, je me rend le 15 mars 2009 équipé de mon trépied MANFROTTO à l'église de Jouy-sous-Thelle. Ce sera l'une de mes dernières productions photographiques avec mon reflex NIKON D70. Les prises de vues seront conduites avec mon SIGMA 10-20mm et mon NIKON 18-70mm, en exploitant comme d'habitude la seule lumière du jour disponible dans l'édifice en travaillant en pose longue, sans flash, avec une vitesse d'obturation autour de la seconde. L'intérieur se révèle fort riche en sujets d'architecture style Renaissance.

La suite de ce début d'année 2009 est marquée en mai par l'abandon de mon reflex NIKON D70. C'est un choix décisif qui va me précipiter alors brutalement vers une spécialisation pour les paysages et plus précisément pour ceux des bocages.

Mon nouveau boîtier reflex NIKON D90 autorise désormais une résolution optimale de 12 millions de pixels ainsi qu'un bruit numérique beaucoup mieux maîtrisé jusqu'à la sensibilité de 1600 ISO contre les 540 ISO maximum de mon ancien NIKON D70. A peine deux semaines plus tard suivant l'achat, j'ai l'occasion parfaite qui se présente pour tester le nouveau boîtier dans des conditions de luminosité très difficiles sur sujets délicats avec mon téléobjectif zoom NIKON 70-300mm.

Je réalise à ma grande joie l'un des meilleurs clichés de mes quatre premières années de photographie, se manifestant dans le secteur animalier :

Nid de mésanges bleues - NIKON D90 + NIKKOR 70-300mm (réglé sur 300mm)

Le téléobjectif zoom est ouvert à son maximum, f/5.6. Le capteur CMOS est alors poussé à 3200 ISO autorisant alors d'atteindre la vitesse d'obturation très rapide de 1/1600ème de sec. Quant à la lumière filtrant derrière les feuilles de l'arbre, elle s'avère parfaite pour sublimer le sujet. Je parlerai là réellement de chance car je n'ai pas vocation d'être photographe animalier car premièrement mon téléobjectif zoom est très limité tant dans l'ouverture que dans la focale mais surtout parce-que l'animalier est un véritable métier à part entière qui exige de très bien connaître la faune que l'on souhaite photographier (où la trouver, heures de la journée où la chance de trouver l'animal est maximale,... etc). Il n'est donc pas surprenant que les ornithologues (pour ne parler que d'eux) se révèlent être les meilleurs photographes d'oiseaux.

L'été 2009 deviendra doux tardivement et il faudra attendre le 21 juin pour m'égarer dans le secteur du Vexin Français pour ainsi produire de nouvelles images intéressantes. C'est d'ailleurs une date qui restera dans ma mémoire car c'est le jour où j'ai découvert, de retour de randonnée, ma voiture que j'avais très consciencieusement garée sur le parking de l'église du village, accidentée du côté conducteur par une personne qui avait eu l'indélicatesse de ne pas regarder derrière lui en faisant sa marche arrière, sans laisser d'adresse.

Un événement qui me fit réaliser à quel point l'être humain peut être irresponsable et cruel vis à vis des autres ; Une cruauté aux antipodes de ce que je défend perpétuellement comme respect et solidarité vis à vis des êtres vivants dans mes photographies de nature.

Le 14 mai 2009

Publication en ligne de mon nouveau site OBSERVATION ET IMAGERIE après sept mois de travail. Cette version a été de vigueur jusqu'en décembre 2011.


Eté 2009-octobre 2010 : Rencontre avec soi

Marqué par l'incident de ma voiture défigurée en mon absence par un automobiliste indélicat, je décide alors d'abandonner temporairement la zone du Vexin Français que j'ai photographié. Cet abandon me contraint à revoir mon programme de travail photographique et à chercher un nouveau territoire d'adoption pour construire mes images. C'est ainsi que mon véhicule enfin réparé, roulant vers le nord puis vers l'est, je débarque le 12 juillet 2009 dans le superbe village de Tillard (Oise-60) afin de réaliser quelques maquettes avec le compact NIKON Coolpix S610 que je venais d'offrir à une proche.

Je ne pense franchement pas au hasard et comme tout événement dans une vie, je pense que cet incident était émetteur d'un message lourd de conséquence car avec tout le recul des années sur cette péripétie, je me rend compte qu'elle a joué un rôle de nativité incontestable sur toute la suite de mon histoire...

Mais curieusement, malgré quelques maquettes intéressantes, je ne m'y suis pas senti en sécurité ; je n'y suis donc toujours pas retourné depuis pour construire les images définitives avec mon reflex NIKON D90 ! Il existe cependant quelques signes avant coureurs évidents dans cette excursion de quelques heures avec les sujets que je photographie désormais, que je ne comprendrai que plus tardivement qui s'expriment par l'occasion pour la première fois d'intégrer des bovins dans des images qui ne sont alors que des maquettes mais qu'importe ! L'invitation du destin est là mais il m'est encore impossible de la décoder à cet instant ; Une rencontre avec mon "moi" intérieur semble se dessiner progressivement...

Là encore, ces maquettes sont la possibilité de démontrer une nouvelle fois qu'un appareil photo, même modeste tel qu'un compact numérique, peut se révéler suffisant pour faire des photos expressives si on "travaille" son regard. Une photographie émouvante peut se construire avec n'importe quel appareil, même si un compact nous impose un automatisme non débrayable qui limite la créativité.

Berneuil-en-Bray, le 1er août 2009, signe véritablement mon entrée dans un territoire qui va bouleverser mon travail de photographe. L'accueil immédiatement chaleureux des habitants ainsi qu'une organisation architecturale particulière de ce village me séduisent et me font prendre conscience que le lieu a quelque-chose de spécial. Mais encore une fois, Berneuil-en-Bray ne semble être qu'une étape temporaire pour me pousser à découvrir autre-chose de véritablement compatible avec mon "moi" créatif puisque ce ne sont encore que des maquettes construites avec le NIKON Coolpix S610.

Le 22 août débutent mes tous premiers congés d'été qui dureront trois semaines. Je suis encore très loin d'imaginer que je suis pourtant si proche de la découverte fondamentale du secteur qui va devenir presque immédiatement ma spécialisation photographique. Pourtant, le rendez-vous entre ce territoire et moi a enfin lieu quatre jours plus tard, le 26 août 2009, lorsque je me décide à inscrire le village de Lalandelle comme cible sur mon GPS. Du début de l'aprés-midi à l'extrême fin de la soirée de cette fameuse journée, la très majoritaire utilisation de mon SIGMA 10-20mm va contribuer à produire mes plus belles photographies depuis bien longtemps. A la vue du nombre de trouvailles, le photographe que je suis, est définitivement subjugué par le territoire et s'en va à la pratique de son goût prononcé pour les paysages pittoresques. "L'homme du Bray" que je suis devenu est dès lors en phase de devenir...

Cette journée est l'occasion de pousser mon trajet jusqu'à la commune de St-Germer-de-Fly, commune où habita ma soeur aînée durant deux ans au milieu des années 90 et dont je garde d'excellents souvenirs d'adolescence. Bénéficiant véritablement d'une météo excellente ainsi que de l'ouverture au public de la grande abbatiale du village, je pousse mon NIKON D90 à 2500 ISO et je photographie l'intérieur comme l'extérieur qui se marient parfaitement avec le centre-ville.

Durant les autres séjours que je consacre au Pays de Bray durant ces trois semaines de congés, j'y découvre un monde agricole fascinant, emblématique et dynamique. Là encore, les agriculteurs se montrent naturellement particulièrement accueillants et conciliants face à la présence d'un appareil photo dont ils ignorent totalement la portée ainsi que la destination des images. Enfin, je viens de me rencontrer ; le photographe et le milieu en présence résonnent d'un seul corps. Je sais désormais à ce moment précis que le Pays de Bray et ma démarche artistique sont indissociables.

Parallèlement à la découverte de cet espace très favorable à mes productions, je m'aventure jusqu'au 9 septembre 2009 en d'autres lieux car en cette année 2009, mon esprit est encore partagé par une certaine recherche sur moi-même. C'est ainsi que le 3 septembre, je m'en vais du côté de la commune Les Andelys. Cette commune qui est en fait la réunion administrative des deux communes le Petit-Andely et le Grand-Andely, n'est pas extraordinaire en elle-même mais elle est le repère d'un des hauts lieux historiques de la Normandie : Les ruines du Château-Gaillard du roi d'Angleterre Richard Coeur de Lion, pris d'assaut par Philippe Auguste en 1204. Brève récréation avant que le Pays de Bray ne s'impose définitivement dans le programme des années suivantes...

L'année 2009, suite à la fin de ses trois semaines, se finit dans une certaine stérilité.

Le 25 octobre et le 11 novembre furent les deux dernières dates de 2009 à rimer avec photographie. Au mois de janvier 2010, je m'offre un rêve d'enfance : Une batterie à cinq fûts. Passionné de musique non déclaré, j'apprends à tirer des solos de batterie correctement structurés de cet instrument en autodidacte en seulement quelques mois. Cet instrument est le moyen le plus sûr durant les cinq premiers mois de 2010 d'oublier l'hiver et un début de printemps très timide (...et même d'oublier la photographie !) en déchargeant mon surplus d'énergie (ce que je fais d'ailleurs assez régulièrement, même encore aujourd'hui). A partir d'avril, je replonge dans l'astronomie et dans la technique pure du "pointeur d'étoiles" après deux ans d'abandon. La aussi, c'est un autre moi que je retrouve. Occasion de re-tester un produit, le STARBOOK-S, que j'avais acheté en 2007.

Suite à ces tests techniques menés très sérieusement, je finis par en conclure que le produit n'est décidément pas à la hauteur de mes espérances. Les moteurs bruyants du STARBOOK-S engrangent des vibrations de haute fréquence qui s'expriment par une qualité de suivi très aléatoire. Pourtant, avec ma petite CCD Imaging Source DMK 41 FireWire, je parviens à quelques résultats de valeur :

Le 22 avril 2010, je réalise mon premier petit reportage photographique en voiture depuis novembre 2009. La "bonne saison" est de retour. Je récidive le 2 mai 2010. Pour des raisons météorologiques en tout début du mois de mai et pour la bonne raison de pouvoir tester mon nouveau système Boxdörfer MTS-3SDi en remplacement du STARBOOK-S, j'abandonne temporairement la photo pour exploiter les nuits découvertes du 21, 22 et 23 mai pour se faire.

Le système allemand Boxdörfer MTS-3SDi est revendu en France par l'entreprise française Axis Instruments d'Emmanuel MALLART. Ce système est adaptatif à n'importe quelle monture astronomique du marché via ses moteurs à condition de le préciser à la commande auprès d'Emmanuel.

Dans le cadre de ma monture, la PERL-VIXEN GP, la Boxdörfer MTS-3SDi est programmée et dotée des connectiques nécessaires pour piloter les moteurs MT-1 d'origine.

J'obtiens alors l'une de mes meilleures images lunaires avec les 2000mm de focale de mon Célestron 8. L'excellent suivi lunaire produit avec le système Boxdörfer MTS-3SDi ainsi qu'également l'utilisation de la crémaillère motorisée de mise au point met en évidence que mon travail de collimation sur mon télescope Schmidt-Cassegrain est satisfaisant. Autant d'efforts techniques qui me révèlent que ma nature profonde de technicien n'est jamais loin et qu'il faudra encore qu'il s'espace du temps pour j'en vienne vraiment à abandonner définitivement l'astronomie car cette passion vieille de 18 ans est la seule à contenir toute la substance en mesure d'exprimer cette envie de me dépasser.

Dans la foulée, le mois de juin me permet de perfectionner mon approche du pointage automatique sur cibles et de l'autoguidage. Dorénavant, mon rêve vieux de plus de 10 ans prend forme. Ma monture PERL-VIXEN GP pilotée par un ordinateur portable via des logiciels comme C2A ou PRISM V7, est capable de pointer n'importe quel objet avec une aisance incroyable et d'en assurer l'autoguidage photographique via une lunette de guidage montée en paralléle à l'instrument de prise de vue. Mieux encore ! PRISM V7 s'avère l'investissement le plus fabuleux car ce formidable logiciel développé par Cyril CAVADORE permet l'astrométrie à partir d'une image CCD dont il récupère automatiquement l'ascension droite ainsi que la déclinaison via le système Boxdörfer MTS-3SDi.

C'est une brise de professionnalisme qui souffle sur ma monture PERL-VIXEN GP vieillissante...

Reste qu'à la fin du mois de juin 2010, j'investi dans une CCD MEADE DSI III dont je n'ai pas encore tiré tout le potentiel car au moment où le mois de juillet commence à poindre, me voilà de nouveau happé par mon second moi, l'artiste-photographe. Au revoir astronomie ! Au revoir la technique ! Le 17 et 18 juillet 2010 marquent ma reprise de la photographie et mon retour en Pays de Bray. Jusque dans mes premiers clichés de ce premier mois estival, le ciel me nargue et m'invite à reprendre les observations mais c'est peine perdue...L'appel du Pays de Bray est le plus fort.

Le début du meilleur de l'aventure en Pays de Bray s'enclenche début août comme un miroir à l'année 2009. Contrairement à l'année précédente, en cette année 2010, ma pratique photographique est marquée par une obstination à construire toutes mes photos en Pays de Bray pendant plus de 4 mois et de m'aventurer beaucoup plus à l'ouest et au nord en Seine-Maritime (76). Ces 4 mois marquent surtout également une humanisation de mes images car il s'agit plus seulement désormais de photographier des paysages mais également d'intégrer des sujets humains dans quelques-unes de mes prises de vues. C'est aussi une révélation incontestable pour l'amour de l'animal universel des bocages que sont les bovins dans ces paysages de France.

Au fil de mes explorations, les bovins deviennent des éléments enrichissants pour mes paysages, surtout du côté vallonné de la Seine-Maritime. Sans perdre de vue l'agriculture, mes trois semaine de congés justes avant l'automne en septembre 2010 vont me permettre de tirer avantage d'une arrière-saison à la météorologie particulièrement stable. Je profite de cette constance même pour programmer plusieurs matinées dont le départ est fixé à 6h30 de mon domicile afin de saisir les lueurs du soleil naissant sur cette zone à mon arrivée, une heure plus tard.

Ces reportages s'avèrent d'autant plus simples et riches que fin août, l'ajout du super trans-standard NIKON 18-200mm VRII dans ma trousse à outils comme quatrième objectif autorise une réactivité inégalée pour construire mes oeuvres, sans pour cela sacrifier la qualité d'image. Malgré l'avantage certain apporté par une telle latitude de focales, travailler avec une telle optique m'a imposé tout de même un certain apprentissage car à focale élevée (125 à 200mm), on a tendance à oublier que la profondeur de champ devient particulièrement réduite et qu'il faut fermer beaucoup (f/16 voire plus) pour garantir la netteté de l'arrière-plan avec le sujet principal...A moins que ce ne soit pas utile !

Avec ce nouvel objectif, je me rends compte du même coup que au delà de la photographie de paysages à proprement parlé, j'ai une vocation naturelle pour une certaine approche ainsi que pratique du photo-journalisme, ayant vocation à montrer au public ce que l'on ignore parfois ou à raconter une histoire vraie sous le meilleur angle. Cette possibilité de basculer presque instantanément d'une vision grand-angulaire à des focales longues, me permet brutalement de construire foule de clichés intéressants qui justifie l'installation d'un tel objectif sur un boîtier reflex. Mon mentor Bryan F. Perterson a pour habitude d'indiquer que l'on peut s'amuser à dénicher foule d'images dans l'image, ce qui est effectivement un véritable travail d'observation fort amusant et seulement rendu possible avec une telle latitude de zoom...Mon trans-standard pour paysages NIKON 18-70mm étant un peu limite pour cela !

Au mois d'octobre puis lors de ma dernière sortie du 1er novembre 2010, avant que ne s'abattent les grandes vagues pluvieuses puis la neige et enfin le verglas, j'ai poursuivi la majeure partie de mes travaux avec mon NIKON 18-70mm car l'automne arrivant avec ces belles couleurs, le filtre polarisant pouvait justifier l'apport d'un réchauffement des couleurs. J'ai ainsi pu, contrairement à l'année dernière, assister aux variations des couleurs et du sol au fur et à mesure que nous glissions vers les "mauvais jours". Bien entendu, j'aurai voulu poursuivre l'aventure cette année bien au délà du 1er novembre, mais malheureusement, la brutale forte dégradation de la météo en décida autrement.


Octobre-novembre 2010 : Ouverture vers une nouvelle orientation d'apprentissages
On dit souvent des personnes que seules celles qui sont vraiment idiotes ne changent jamais d'avis. Pendant longtemps, grand défenseur de la photographie à la lumière naturelle du jour, je percevais le flash (qu'il soit du type "cobra portatif électronique" ou bien "torche studio") comme un véritable ennemi, comme véritablement l'accessoire que je n'utiliserai jamais de ma vie. Or, c'est parfois difficile d'admettre qu'il faille se remettre en cause sur des techniques que l'on croit incontournables mais j'ai pourtant accepté après cinq ans d'une opiniâtre résistance de sacrifier quelques-uns de mes deniers pour placer ma confiance dans un flash Cobra professionnel NIKON SB-900.

Travailler avec une lumière d'appoint m'a longtemps rebuté car de mon point de vue, cela signifiait corrompre l'éclairage naturelle de la scène. Or, j'ai fini par juger assez rapidement l'utilisation du flash particulièrement distrayante et instructive. Je dirai même presque utile pour construire des images de type STUDIO dont je n'avais pas l'habitude. Cet hiver 2010 notamment, le flash me permet contrairement à celui de 2009 de continuer en conditions d'intérieur à construire des images très graphiques avec de simples objets de la vie quotidienne, même si dehors il neige et qu'il fait froid.

J'ai découvert en jouant avec mon flash une perspective très créatrice quant à l'utilisation appropriée d'une lumière d'appoint pour déboucher des ombres ou créer des effets d'éclairage que la lumière naturelle ne produit pas toujours. Selon l'angle de projection de la lumière artificielle produite par le flash par rapport au sujet, il est saisissant de voir à quel point le produit photographique peut aussi varier selon les surfaces réfléchissantes utilisées (murs, vitres, pièces métalliques,...) pour renvoyer la lumière vers le sujet. En conclusion, en cette fin 2010, en achetant ce flash, j'ai fait en sorte de faire grandir ma culture photographique en intégrant l'accessoire le plus inattendu dans ma boîte à outils.
Vin de Pays - NIKON D90 + Flash NIKON SB-900


Janvier-décembre 2011 : Elargissement des perspectives

L'année 2011 est très particulière et ne ressemble à aucune autre. Elle marque un bouleversement de vie important car il n'est plus question seulement de photographie mais d'interrogations, d'ouverture sur le monde, de doutes sur un avenir finalement pas si certain mais surtout d'une reconsidération intégrale de moi-même. Une relation sentimentale débouchant sur un échec m'ébranle littéralement.

Cet échec du coeur porte en lui une symbolique grecque très forte : Artémis pour les Grecs ; Diana pour les Romains. Il m'impose immédiatement un élargissement des perspectives si je souhaite comprendre la situation pour ne pas sombrer. La forte intellectualisation des choses m'ayant toujours caractérisé va me pousser à aller chercher la force de continuer dans ce qui dépasse les bornes de la conscience.

Chaque fois que l'on m'a conseillé de travailler différemment, de me remettre en cause, de bouleverser mes habitudes dans mon environnement professionnel comme personnel, j'ai toujours accepté posément cet impératif de changement avec calme et détermination comme une nouvelle source d'apprentissage, sinon d'épanouissement intéressant. L'intervention de la déesse Artémis dans mon destin a été révélation. En seulement quatre mois, j'en ai appris bien plus sur moi que durant les cinq dernières années.

Tout à fait consciemment, j'ai presque toujours considéré les échecs comme utiles et non, comme des injustices du destin. J'ai toutefois validé de la vie qu'espérance n'est pas certitude et qu'échouer, c'est finalement toujours gagner, si on conserve un état d'esprit suffisamment ouvert pour écouter la force des esprits qui influent sur nos décisions. Dieu n'est pas seulement une force supérieure à laquelle on va à la rencontre le dimanche dans une église mais c'est avant tout cette lueur perpétuelle d'interrogations et d'amour qui brûle au fond de nous, nous empêchant de désespérer sur le devenir de notre destinée et de toujours parier sur un avenir meilleur. Je n'ai fait qu'appliquer à cet événement douloureux appartenant au registre des sentiments, la même logique que celle que j'appliqua suite à l'incident survenu sur mon véhicule de tourisme en juin 2009 : Tout fait marquant de la vie est un événement se produisant pour infléchir notre destinée en vue de découvrir de nouveaux espaces inconnus.

Artémis au Musée du Louvre Copyright Eric Gaba

Le 5 mars 2011, je retourne en Pays de Bray pour la première fois depuis la dernière saison photographique 2010 en programmant du même coup une semaine complète de congés. Cette semaine de repos fut surtout l'occasion de me vider la tête et de tenter de prendre le dessus sur une vie personnelle qui a été pas mal chamboulée depuis les trois derniers mois, entre succès mais aussi grandes désillusions d'ordre sentimental. Le moins qu'on puisse dire pour un photographe de bovins, la vie est parfois très vache et il convient de conserver un cap positif malgré ces peines qui entravent parfois le destin...

Cet exil en Pays de Bray pendant une semaine est aussi pour moi synonyme d'exil intérieur afin de m'interroger sur moi-même et sur les décisions à prendre pour l'avenir. Le Pays de Bray depuis maintenant plus deux ans m'a apporté beaucoup de stabilité dans mon existence. Tout le long d'une vie, on rencontre des gens, hommes ou femmes, qui nous apportent chacun un éclairage sur notre chemin, que ce soit dans la sphère professionnelle comme dans celle du privé. Il est alors courageux de tendre l'oreille, d'écouter et d'en tirer l'enseignement. Tel le fameux karma, les évènements heureux sont là pour nous motiver sur la voie choisie tout comme les situations au goût d'inachevé ou bien tout simplement d'échecs au goût finement amer interviennent pour nous faire réagir.

La nature humaine est animée de choses fabuleuses comme la fraternité, l'amour envers son prochain, l'empathie mais aussi faite d'aspects assez sombres. Des aspects déterminant cette essence comme tantôt tranchante, déterminée, indéboulonnable, sans concession, sans pitié mais également aussi d'une angoissante mutabilité, instabilité et perversité. La photo a toujours été l'occasion de m'interroger durablement sur le rôle de l'humain sur terre, surtout lorsqu'il s'agit de nature au travers de la rencontre des agriculteurs, grands acteurs de la terre. La photo ne semble trouver pour moi sa réelle force de communication (on pourrait même parler de communion) que si elle est accompagnée d'un solide égarement philosophique.

"Loin des villes, la certitude du lendemain ainsi que la notion purement matérialiste s'effondre et n'existe plus."

L'esprit devient plus clairvoyant, plus malléable et permet d'apprécier les vraies valeurs d'une existence avant tout gouvernée par nos rêves, aspirations et objectifs. Toute activité terrestre n'échappe pas à cette règle qui veut (et cela beaucoup plus en photo qu'ailleurs) que même avec toute la peine du monde et les meilleurs préparatifs qui soient (attente de la bonne lumière, connaissance du terrain, bonne orientation solaire,...etc) que certains buts se dérobent inlassablement en dehors du collimateur et ne peuvent pas toujours être atteints ; La notion de certitude n'existant finalement que pour les choses passées et le présent mais jamais pour les évènements à venir. Seule demeure l'espérance qu'il faut garder à tout prix car elle a pour vocation de ne jamais décevoir et de nous conserver vivants.

Le 9 mars, par ciel plombé par la brume et des conditions météorologiques se dégradant, je ne remercierai jamais assez un agriculteur qui m'invita à visiter son exploitation de vaches pour faire des photos de ses plus belles bêtes. Jamais, je pense, je n'avais encore approché des bovins d'aussi près...


On ne peut échapper à sa nature propre d'être humain très longtemps, surtout si elle est atypique. De mars à mai, je débute mes premières investigations sur ma personnalité à travers des ouvrages réputés sur ce sujet. Je publie mes premiers articles pour dévoiler mon tabou, vieux de 15 ans, sur ma différence à la mi-mars : Ma surdouance/surefficience intellectuelle/haut potentiel.

Diagnostiqué enfant intellectuellement précoce à 12 ans, cette différence, je l'aurais gardé bien au fond de moi comme un grand secret à ne surtout jamais dévoiler car durant mon enfance, mon adolescence et même mon début de vie d'adulte, j'avais pris trop de coups sur la tête à cause de ce fossé intellectuel parfaitement palpable par rapport aux autres.

Renforcé par les nombreux livres que j'explore durant mes trajets en train, je publie la première mouture de mon mini-site sur ce que l'on peut qualifier sur certains points d'handicap, le 27 mars 2011. Etre surdoué dans notre société française est une différence souffrant encore trop de clichés et de mythes très dévastateurs pour leurs propriétaires. Le premier des risques en abordant cette différence, étant que vos plus propres collaborateurs ou amis en viennent à la lamentable confusion entre surdouance et performance.

Le don intellectuel est tout d'abord une question de personnalité. Tout surdoué n'est réellement performant que dans son domaine de prédilection, c'est à dire celui dans lequel s'exprime avant tout son coeur. Un adulte surdoué ? C'est tout ou rien !


Parallélement à mes investigations sur ma différence, je m'équipe d'un nouvel objectif photo le 24 mars 2011.

Il s'agit de mon cinquième objectif photographique, mon premier en focale fixe. Je m'étais presque toujours dit un jour que je m'offrirai un objectif semblable au MINOLTA 50mm f/1.7 que j'utilisais en argentique sur l'appareil photo MINOLTA XD-5 de mon père. Compte-tenu du facteur de conversion dû à la taille du capteur DX, le NIKON AF-S 35mm f/1.8 DX permet d'obtenir à quelques détails près la surface visuelle d'un 50mm (correspondant au format normalisé de la pellicule 24X36).

Ces qualités sont nombreuses tel qu'un piqué irréprochable, une large profondeur de champ, sa luminosité et...Son prix !

Le 25 mars, je le teste sur des azalées avec mon flash NIKON SB-900 :


Le 8 avril, j'ouvre mon blog "Douance, psychologie et philosophie" me permettant d'aborder les domaines découlant de cet élargissement de mes perspectives d'études en dehors de la photographie.

Le mois de mars 2011 aura été un électrochoc intellectuel pour moi. En moins d'un mois, à cheval entre la mi-mars et ce début avril, mon cerveau s'est brutalement réattribué un potentiel littéraire inhibé.

En parallèle de la photographie, j'ai constamment eu l'esprit éveillé sur bon nombre de sujets qui peuvent être importants d'aborder autour des thèmes de la douance, psychologie et philosophie. Mon cerveau n'attendait que cette prise de conscience, il n'attendait que la compréhension de ce que je suis dans tout ma particularité, pour s'exprimer mieux et plus intensément. Mais, il aurait été très indélicat pour mes visiteurs de se voir se mélanger toutes ces découvertes ainsi que libres réflexions sur ces trois grands thèmes qui ne les intéressent pas forcément, avec mes nombreuses activités photographiques.

De tout temps, mon plaisir d'écrire avec les mots est d'intensité égale à celle d'écrire avec la lumière mais la motivation n'y était pas...

Les "voyages immobiles" de la pensée prennent le pas progressivement sur mes travaux photographiques.

Les bovins sont mes animaux préférés. Les gens sont presque toujours très surpris de cette connivence et fascination naturelles que j'ai pour ces animaux. Mes petits voyages en Pays de Bray sont constamment l'occasion de croiser la route de beaux spécimens que je m'efforce de photographier, surtout en milieu naturel dans les prairies ou alors dans les exploitations agricoles lorsqu'un agriculteur à la bonté de m'inviter à passer les grilles de son portail. En tous les cas, un bovin est un animal qui me parle énormément.

Pourquoi tant de fascination pour ce genre de mammifères ? Nul ne le sait, même pas moi mais une chose est certaine, c'est que quand je suis en présence d'un bovin, il s'instaure toujours une communication étonnante dans le regard ou dans les attitudes. J'arrive à les "comprendre", même s'ils ne parlent pas.

En me promenant en librairie le 30 avril 2011, je suis tombé sur l'excellent ouvrage de 324 pages publié en septembre 2010 de Bernard DENIS, professeur honoraire de l'Ecole nationale, vétérinaire de Nantes, membre de l'Académie d'Agriculture de France, président de la Société d'Ethnozootechnie. Rédigé en collaboration avec Laurent AVON, spécialiste de la conservation des races animales, chef de projet de l'Institut de l'élevage de 1977 à 2009, c'est un immense puits d'information ethnologique pour le passionné de bovins que je suis.

Ce premier livre spécialisé marque les débuts de mon instruction sur les bovins. Photographier ces animaux est un travail intéressant mais les comprendre tout à fait, c'est encore mieux !


Mercredi 18 mai 2011, le jour où mon esprit libéré de ses cogitations philosophiques les plus profondes, autorisa un retour à la "littérature" par l'encre de lumière. Il y a des émotions qui se prolongent au delà des mots pour soigner les maux d'une âme qui ne cesse de s'interroger sur le monde. Cette exploration eu pour but de tester en situation réelle mon nouvel objectif NIKON AF-S 35mm f/1.8 DX en Pays de Bray, en pleine nature.

Mes questions trouvent parfois leurs réponses au détour d'une photographie ; l'esprit présentant parfois ses limites de dissection des sphères de l'invisible, surtout lorsqu'il s'agit d'apprécier la très mystérieuse conversation entre la vie, la terre et le ciel. Le coquelicot, symbole de l' "ardeur fragile" a inondé les champs du Pays de Bray. Cette symbolique n'est pas sans évoquer finalement mon état d'esprit actuel : De l'ardeur dans mon investissement dans l'atteinte de sommets, de la volonté pour aller de l'avant mais les bases sont encore bien fragiles après tout ce que j'ai vécu ces trois derniers mois. Heureusement, il existe la douce notion d'espérance qui évite à tout moment les dérives extrêmes de la pirogue des pensées lorsque celles-ci deviennent trop obscures...


A partir de juin 2011, j'adhère à l'association LE GAPPESM concernant ma différence de fonctionnement intellectuel.

Cette mobilisation pour les autres s'illustre par un arrêt total de la photographie de juin à septembre.

Je lis beaucoup, j'écris des essais, j'écoute, je commence à étudier la psychologie et je renforce mes bases philosophiques...

En juillet 2011, mes lectures entre surdouance et bovins me conduisent à étudier le cas Temple GRANDIN.

J'ai commencé à approfondir l'autisme et notamment ce que l'on appelle "l'autisme de haut niveau" qui sont pour la plupart des "surdoués" atteint du syndrome d'Asperger.

Parmi cette population ultra-minoritaire, on trouve cette spécialiste du comportement et de la pensée animale, professeur à l'Université d'Etat du Colorado, cette femme extraordinaire qui a réussi à maîtriser son autisme qui consiste à "penser en images" pour étudier les animaux (notamment les bovins) afin d'améliorer leurs conditions de vie ou d'abattage. Dans son livre "L'interprète des animaux", elle nous livre ici sa vision de la façon dont les animaux pensent, ressentent de la souffrance, de la peur, de l'agressivité, de l'amour, de l'amitié.

Fourmillant d'anecdotes et d'exemples frappants, cet ouvrage est une plongée originale et novatrice dans les couches les plus profondes du fonctionnement de l'esprit. Un excellent livre qui me permet d'améliorer considérablement ma compréhension de mes animaux fétiches, les bovins, pour une meilleure interférence entre eux et mon travail de photographe, bénéficiant naturellement de part ma douance de certaines de ses facultés intuitives ainsi que visuelles de pensée. Intuitivement, en trois ans de travaux en Pays de Bray, j'avais déjà compris beaucoup de choses sur les bovins ; Le livre de Temple m'a permis de faire passer mes compréhensions de l'état subconscient à l'état de conscience...


A partir du 9 septembre 2011, mes trois semaines de congés définissent mon retour à la photographie. Esprit éveillé, aimant lire et me tourner fréquemment vers la philosophie, la photographie des merveilles de la nature est une chose importante me rendant à chaque fois toujours plus heureux mais se poser parfois un peu, à la manière du penseur de Rodin afin de prendre le temps de réfléchir sur notre société, se poser des questions relatives au fait même d'exister, n'est jamais une perte de temps. Ce genre de "passage à vide" est même souvent très utile car il offre l'occasion d'accroître sa lucidité. Après ce long recul loin de la nature, je me sens tout naturellement différent, plus ouvert, plus réceptif, plus critique aussi encore que jadis car j'ai connaissance désormais de la fiabilité de mes idées.
Plaque PROVIDENCE du château de la Roche-Guyon
Carl Gustav JUNG et le mandala

Providence ? Dans le plus commun des dictionnaires, ce mot désigne l'action de Dieu sur le monde. Ce mot provient du latin providentia "prévoyance" (pro- "en avant" et videre "voir"). En clair, la Providence signifie aussi le pouvoir d'être capable de prévoir l'avenir. Globalement, il s'agit de la manifestation d'un hasard ressenti comme le signe de l'action bienveillante d'une force supérieure. Ce détail était isolé sur l'une des façades du Château de la Roche-Guyon lors de ma visite le 16 septembre. Personne ne semblait y faire attention mais mon regard fut attiré comme un aimant par cette plaque.

Que faut-il y voir ? Que faut-il comprendre ? Sensible depuis toujours aux signes du destin, ma culture s'étant notamment considérablement élargie ces derniers mois sur l'importance des symboles par mes premières lectures des travaux de Carl Gustav Jung (1875 - 1961), je ne pouvais considérer cette observation vide de sens car ce reportage est le lieu de convergence de deux contextes : Premièrement, La Roche-Guyon est le lieu de ballade où mon arrière-grand-mère Suzanne, femme de la campagne Picarde profonde, vint la seule fois en Ile-de-France chez mes parents en 1988. Femme formidable, fédératrice de la famille, veuve d'un ancien combattant de la première grande guerre mondiale 1914-1918, décoré de la croix de guerre et il est le lieu de mon tout premier reportage photo et mes premières nouvelles photos depuis mai dernier après avoir tant étudié.

L'observation nous enseigne beaucoup, certainement bien plus encore que les livres. Salut à ceux sachant exploiter majoritairement la pensée visuelle pour lire les signaux de l'invisible. J'en deviens alors fermement convaincu que l'observation et l'imagerie est le carrefour de la synthèse de tout.

La météo en ce mois de septembre 2011 ne s'avère pas très bonne, les deux premières semaines s'avèrent pauvres en ciel dégagé. Ce n'est que le 22 septembre où j'ose de nouveau m'aventurer dans mes travaux photographiques malgré un ciel bouché. Ce reportage est l'occasion de découvrir un dysfonctionnement sur mon boitier NIKON D90 au niveau du capteur CMOS. Les reflex numériques sont encore sujet à des défauts de jeunesse. Parmi ceux-ci : L'instabilité dans le temps du comportement des photosites. Certains photosites dans le temps meurent ou deviennent "divergents" sur la trame d'un capteur CCD ou CMOS ; ceci se traduit par des phénomènes visibles sur une image produite par l'appareil. En analysant mes images de ce 22 septembre, j'ai constaté l'apparition d'un groupe d'au moins 15 photosites ne fonctionnant plus correctement prenant l'aspect d'une défectuosité rougeâtre (particulièrement visible dans les zones sombres).

Loin d'être un phénomène isolé, il semble même être assez courant, touchant même des boitiers haut de gamme.

Heureusement, il existe toujours un moyen de se débarrasser de ce phénomène. Ennuyé par cette défectuosité apparaissant sur chacune de mes images, je peux encore saluer les performances remarquables de NIKON Capture NX2, progiciel d'édition d'images. Pour la faire disparaître de toutes mes photographies, j'ai pu instaurer un réglage d'auto-correcteur par défaut à l'ouverture de chacun de mes RAW sur la zone incriminée.

Les conditions climatiques passant brutalement au beau, je multiplie les reportages en quelques jours :

- Le 26 septembre en Pays de Bray
- Le 27 septembre dans la ville de Reims
- Le 29 septembre dans la Manche (50)

A Reims notamment mais aussi à Senlis, je réalise intégralement pour la première fois toutes les photographies des intérieurs sans trépied à fort ISO. L'une des particularités de mes travaux en cette année 2011 qui me pousse à considérer mes productions comme bâclées. En réalité, un peu plus tard, je réalise que cette nouvelle façon de procéder conduira plutôt à la réalisation d'images au style rare, naturel et recherché.

Pendant longtemps, je n'ai porté que bien trop peu d'intérêt à des techniques appartenant davantage à l'infographie. Par plaisir de sortir un peu des sentiers battus et apporter un "oeil nouveau" à mes travaux, j'ai réalisé quelques oeuvres combinant couleur(s) et monochromie lors de mon passage à Senlis. Obtenir de telles oeuvres est le résultat d'un processus soigneux de gestion des différents niveaux de l'image sur NIKON Capture NX 2.


Contrairement à l'année dernière (2010), ma pêche aux images demeura très médiocre au stade de la fin du mois de septembre, mes déplacements en Pays de Bray ayant été rares, la météo timide (surtout durant la première semaine de mes congés) préférant exploiter ces trois semaines loin de mon travail pour me reposer et non pour une chasse effrontée aux images comme en 2009 et 2010. L'année 2011 restera alors dans mon esprit un bien mauvais cru photographique avec un goût amer évident, sans déplacement dans la lumière du matin ou celle du soir... Il est sans cesse plus fort que moi d'estimer mon travail photographique de cette année 2011, bien en deçà des années précédentes, voire véritablement bâclé. Impression et réalité ? La grande question !

Le mois d'octobre 2011 démontra très vite à lui seul que le moment des meilleures prises n'était pas encore venu !


Le 8 octobre 2011 marque un progrès technique majeur dans ma course aux images : L'acquisition de mon troisième boitier reflex numérique de la marque nipponne.

Le NIKON D7000 vient seconder mon NIKON D90 avec de nombreuses nouvelles performances. Ce fut un achat inattendu car jusque-là, comme le flash NIKON SB-900, je m'étais toujours juré de m'en tenir à la résolution du D90 car la physique démontre qu'au delà de 12 millions de pixels, le rendement quantique (rapport signal/bruit) se dégrade assez rapidement. Heureusement, les ingénieurs connaissent les parades et les résultats obtenus avec le capteur de 16 millions de pixels du D7000 se révélent excessivement bons !

Désireux d'exploiter toujours davantage la lumière naturelle, ce nouveau boitier autorise désormais la réalisation d'excellentes photographies jusqu'à 3200 ISO !! Autorisation conduisant directement en ce mois d'octobre au succès du portfolio sur Saponay.

Le viseur très lumineux et confortable à 100% est également un immense progrès.

Le système de mesure de 2016 photosites garanti une mesure de la lumière d'une grande précision contrairement à mes deux premiers boitiers avec des cellules de 420 photosites seulement, qualité directement appréciable pour les paysages....

Le 15 octobre, la Providence du panneau aperçu sur l'une des façades du Château de la Roche-Guyon en septembre prend tout son sens à l'état de conscience.

Cette Providence prend forme lorsque notre rencontre (mes parents et moi) avec Alfred Brégia conduit à la production d'un portfolio étalé sur trois dates :

  • 15 octobre pour l'intérieur de l'église de Saponay
  • 23 octobre pour les images extérieures complémentaires de Saponay
  • 26 novembre pour la visite du clocher avec l'accès à l'ensemble du mécanisme horaire permettant la percussion régulière des cloches

Fin octobre 2011, j'abandonne définitivement le monde PC pour le monde Macintosh. Cet abandon du PC n'est pas un départ mais un retour aux sources puisque je fus un grand utilisateur de Macintosh à partir de 1996 (année où mon père s'acheta son premier micro-ordinateur, le PERFORMA 5200) jusqu'en 2001. Mon adhésion au PC découla juste de la nécessité pendant dix ans (2001-2011) de pouvoir faciliter mes études technologiques et mes expériences en astronomie. Conception Assistée par Ordinateur tout comme l'astronomie n'étaient alors représentées à cette époque, uniquement par des logiciels PC. Aujourd'hui, on assiste au retour progressif de logiciels PC, avec bonheur, dans le giron du Mac.

A ce jour, au temps de la photographie et de la vidéo triomphante, le Macintosh est progressivement redevenu ma nouvelle plate-forme de choix.

Macintosh PERFORMA 5200 de mes débuts en 1996 En savoir plus : Cinquième témoignage
iMac 21,5 pouces + second écran LG LCD Flatron L1915S utilisé depuis 2011 pour développer toutes mes photos numériques et monter mes films
Le 12 novembre 2011, je produis mon premier diaporama vidéo promotionnel sur Mac. La musique est de ma propre composition, le morceau EQUINOXE de 2004.

Mon nouveau site internet est alors déjà en préparation et sort un mois plus tard, le 10 décembre 2011...


Décembre 2011-juin 2012 : Assise de soi

Le 10 décembre 2011, la dernière mouture de mon site internet est mise en ligne sur un tout nouveau serveur de 25 Go d'espace disque. La réelle nouveauté s'illustre par la création de mon nom de domaine en .FR mais surtout par l'explosion tentaculaire du contenu de mon site internet en six témoignages de vie.

Ce nouveau site marque l'assise totale de mon "moi" vers des explorations culturelles toujours plus précises et plus vastes.

S'impose clairement à moi avec l'élaboration de ce site, l'arborescence régissant toute la richesse des contenus m'ayant passionné depuis l'enfance. Mes centres d'intérêts sont extrémement nombreux. Mon exploration du monde est guidée par l'observation et l'imagerie photographique à laquelle vient se greffer tous les sujets annexes définissant ma manière tout à fait propre de percevoir les choses et de me cultiver.

A chaque période de ma vie se retrouve attribuée des sujets centraux qui façonnèrent peu à peu l'homme finalement devenu.

Depuis ce mois de décembre 2011, mon site mobilise toute mon énergie pour son alimentation progressive devant tant de pages en construction... Je suis alors convaincu qu'il me faudra au moins deux ans de saisie, jusqu'à l'été 2014, pour que mon site atteigne la richesse préliminaire de contenu escomptée.

Le mois de février 2012 marque les premières grandes avancées et événements dessinant mon désir affirmé pour l'alimentation en premières données de mon nouveau site internet. Dans le même prolongement, je m'accorde sans cesse davantage de temps pour m'adonner à l'étude de mes animaux préférés, les bovins, en me rendant au Salon de l'Agriculture, le 25 février.

Le lendemain, le 26 février, je publie en ligne les deux films de grande qualité concernant les deux volcanologues ayant marqués mon enfance, Maurice et Katia KRAFFT, trop tôt disparus.

L'élaboration de mon nouveau portail impose chez moi l'acquisition de nouvelles compétences pour le net concernant principalement la sonorisation et la publication de vidéos en ligne. A force de recherches, comme à mon habitude, totalement par autodidactie, je parviens à mettre en ordre de marche ces nouvelles solutions.

La vie est écrasante de sujets passionnants en tous domaines et je trouve le soir encore l'énergie pendant quelques temps, pour poursuivre mes lectures sur l'inconscient dans le train.

A partir du mois de mars 2012, je me replonge dans l'astronomie et la photographie.

En un mois, je restaure et publie plus de 20 exposés sur le sujet.

Parmi ces exposés, on dénombre des sujets emblématiques de ma progression :

  • Le panoramique par assemblage
  • Le triangle photographique
  • Les filtres en photographie
  • La collimation d'un télescope
  • Choisir son instrument d'astronomie
  • Observation et étude du soleil
  • Les filtres à large bande et photographie haute-résolution du soleil
  • Turbulence et mise au point pour l'astrophotographie
  • Les trajectoires du soleil

Le 30 avril 2012, c'est mon premier retour éclair en Pays de Bray afin de tester la bonne tenue de mon véhicule de tourisme, retrouvant la route après un long séjour en garage pendant tout l'hiver. Très ému, j'écris le soir même sur ma page FaceBook : "Pays de Bray, j'ai entendu ton appel braillard par delà les collines. Le jaune éclatant du colza jaillissant parmi les couleurs sombres de la terre me rappelant que je suis ton poussin. Aujourd'hui, j'ai pris mon petit bolide pour glisser en tes terrains et j'ai une nouvelle fois ressenti à mon arrivée mon devoir sacré d'apporter éclairage en ton ciel si perturbé...".

Le 1er mai, je publie la nouvelle version totalement remaniée de mon exposé sur le sujet certainement le plus illustratif de ma carrière de photographe :

  • Savoir observer = Le regard créatif

Avec la publication de cet exposé, tout est dit et mes compétences s'enracinent, tandis que comprendre mes amis les Bovins est une mission se poursuivant par la rédaction notamment de la page l'anatomie des Bovins, au cours du mois d'avril.


Juin 2012 : Naissance de la philosophie : "Qui peut faire le plus, peut finalement faire le moins..."
Le mois de juin 2012 s'ouvre sur une période où la photographie reprend pleinement ses droits après ce fleuve rédactionnel avec la visite des châteaux de Chantilly (60) et de Mesnières-en-Bray (76) mais aussi mon égarement dans le Parc Jean-Jacques ROUSSEAU d'Ermenonville qui fait l'objet d'un dossier spécial. Ma méditation se concentre notamment en ce lieu sur le temple de la Philosophie (symbole de la connaissance humaine exprimé sous la forme d'une infrastructure volontairement laissée inachevée pour illustrer cette vérité restant toute entière à construire).

Ces visites d'intérieur de château conduisent à la corrélation d'un grand nombre de réussites autour de l'utilisation des hauts ISO avec le NIKON D7000.

Il s'agit de l'affirmation pure et simple des nouveaux contours de ma nouvelle méthode photographique pour les intérieurs consistant à ne plus m'encombrer d'un trépied et porter toute ma confiance aux performances du D7000 dans les très hautes sensibilités. Le contexte de visite guidée de seulement 30 minutes du château de Mesnières-en-Bray validera définitivement le gain en productivité d'une telle méthode car comment réaliser des photos et en produire un maximum d'intéressantes lorsqu'on visite sur une durée extrêmement limitée un château bondé de visiteurs dont l'administration refuse l'usage du trépied ?

L'utilisation des hautes sensibilités s'impose comme la seule voie possible dans les situations citées précédemment et c'est désormais une orientation technique qui ne se discutera plus ultérieurement...

Le 23 juin 2012, le Nikon COOLPIX P7100 rejoint mon équipement photographique. Ce projet aura subi un peu de retard pour se concrétiser ; j'avais depuis deux ans le projet de me confectionner un ensemble de matériel tourné vers la légéreté et la compactibilité pour étendre la portée de mon art aux sorties parisiennes, à la photo de rue et autres pratiques photographiques nécessitant la discrétion.

Au côté de mon NIKON D7000, ce compact fait presque figure d'intrus car on voit mal au premier abord un artiste-photographe comme moi s'abaisser à travailler avec un compact ; or, on oublie trop souvent le nombre incalculable de photographes dont Robert Doisneau demeure le plus célèbre qui réussirent à produire des images exceptionnelles avec de petits appareils dépourvus de surcroît de tous les derniers perfectionnements offerts par le P7100 tel que l'autofocus, sans parler des habituels avantages apportés par le remplacement d'un consommable chimique par un capteur numérique.

Son silence absolu à la prise de vue est à lui seul un vrai bonheur pour la photo sur le vif.

Ma seule dernière exigence fut que ce compact puisse produire des RAW avec un bon objectif.

Le 30 juin et 1er juillet 2012, je procède aux premières utilisations du COOLPIX P7100 en situation réelle afin d'apprendre à le domestiquer. La vision optique d'un reflex directement au travers de l'objectif utilisé est tellement une opération confortable que devoir se faire au cadrage électronique derrière un écran LCD en plein soleil n'est pas une migration anodine pour qui souhaite travailler "léger".

Le Parc départemental de la Courneuve et la commune de Silly-Tillard furent les lieux désignés pour mes premiers pas avec ce nouvel outil.

Lors de mes analyses des RAW produits par le COOLPIX P7100, il me faut me rendre vite à l'évidence que ce qui est vrai pour un reflex ne l'est pas tout à fait pour un compact en matière d'optique compte-tenu de la petite taille du capteur numérique et de la nature de l'objectif d'un compact. On souffre rapidement de diffraction avec lui lorsqu'on atteint l'ouverture de f/8. Cette diffraction fait perdre très nettement en piqué (bien assez largement récupérable avec un masque flou en post-traitement sans toutefois être la panacée).

J'apprend à mes dépends que travailler avec un compact, c'est apprendre à travailler avec un diaphragme fréquemment très ouvert pour avoir de la définition, ce qui n'appartient absolument pas à mes habitudes lorsque je travaille avec un reflex où mes ouvertures sont souvent supérieures à f/10.

Comme toute nouveauté se teste jusqu'au bout, le 8 juillet 2012, j'installe pour la première fois mon gros flash cobra professionnel NIKON SB-900 sur la griffe du compact P7100 afin de tester le potentiel de ce duo. Seuls les tests effectués par mes soins pouvaient déboucher sur une conclusion objective car si on en regarde attentivement internet, aucune image de démonstration ne circule pour montrer ce qu'un petit compact expert de la sorte (le haut de gamme ultime du catalogue des compacts de la marque jaune) est capable de produire comme clichés avec un flash externe digne de ce nom (également le haut de gamme ultime du catalogue des flashs externes de Nikon avec le récent SB-910). Lors de mes tests, j'ai notamment combiné mode macro et flash. Le modelé parfait de la lumière artificielle sur ces légumes montre à quel point il est créatif de travailler en projection de lumière indirecte...

L'utilisation de mon COOLPIX P7100 s'enracine et mon style photographique évolue fortement, loin du Pays de Bray :

  • Pontoise, le 21 juillet
  • Parc de la Villette et des Buttes-Chaumont, le 11 août
  • Du Louvre à la Tour Eiffel, le 26 août
  • Château de Vincennes, le 1er septembre
  • Parc floral de Vincennes, le 14 septembre
  • Paris 19ème, secteur du Canal Saint-Martin, le 18 septembre
  • Sacré-Coeur et église St-Pierre de Montmartre, le 20 septembre

Paris devient une cible de travail fort passionnante.

Les êtres humains apparaissent de plus en plus durablement dans mes images alors qu'il s'agissait encore de cas exceptionnels.

Le COOLPIX P7100 marque mes premières aventures dans la pratique des vitesses d'obturation lentes conductrices d'une nouvelle source de créativité.

Le reflex Nikon D7000 marque la réalisation de plusieurs reportages :

  • Eglise Abbatiale Royale de Braine (02), le 18 Août
  • Musée du Vexin Français, le 2 septembre
  • Eglises Saint-Cyr-en-Arthies et Vétheuil, le 16 septembre
  • Cathédrale de Rouen, le 26 septembre

Mes rencontres à l'église de Saint-Cyr-en-Arthies et de Vétheuil tracent un renouveau artistique bien véritable où mon statut de "spécialiste en intérieurs religieux" (dénomination un peu trop pompeuse à mon goût à laquelle je préfère celle de simple amateur trés passionné) prend toute sa dimension.

Mes congés photographiques de trois semaines du 7 au 30 septembre 2012 se clôturent sur l'absence totale d'un séjour en Pays de Bray, ce qui s'avère inédit et même surprenant pour un fervent explorateur de ce territoire depuis sa découverte en 2009 (ma dernière randonnée éclair dans ce secteur remontant au 30 avril 2012). Qui peut faire le plus, peut finalement faire le moins !

La mise à jour de mon site du 28 septembre 2012 est marquée par la sortie de mes trois dossiers photographiques et plus de 200 nouvelles images :

Dans les mêmes temps de la photographie, je n'ai jamais abandonné mes idées et mes sujets philosophiques. Durant notamment les mois de juillet et d'août, je poursuis mes recherches et mes lectures. Mes voyages en train sont animés par le livre de Jared Diamond, le dernier chimpanzé, essai tourné vers l'être humain (tant sur son passé que sur son avenir envisageable).

Me tournant vers la phytogénétique des humains comme des bovins mais aussi en direction de tous les sujets touchant à mes centres d'intérêts comme la radiophonie, les arts, la psychologie analytique, le fonctionnement de nos institutions françaises, les volcans, les mythologies,...etc, je m'investi alors énormément afin d'anéantir toutes les pages encore en construction dans mes six témoignages. Pour parvenir à cet anéantissement dans un temps très bref, j'opte pour la réalisation d'un ou plusieurs diagrammes pour chaque sujet traité.

La mise à jour du 28 septembre 2012 inclut ainsi aussi la publication de tous ces diagrammes donnant un aspect pseudo-finalisé de mon portail internet, ce qui en fait l'une des mises à jour les plus massives de toute son histoire.

Après une rencontre déterminante en novembre 2012 et la marche vers 2013, mon destin de témoin du monde s'ouvre vers une seconde tranche...

Arnaud FIOCRET © 2013

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