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L'astronomie

Mes débuts en astronomie (1992 - 1999)


Tout débute par la contraction du "virus"...
Classe de CM2 - Promotion 1992-1993

Le numéro spécial d'une revue qui détermina mon destin...

Toute passion démarre inévitablement par un événement déterminant. Ma passion pour l'astronomie et mon intérêt pour les phénomènes de la nature et du ciel trouvent leur source dans un livre, ou plus précisément dans un numéro spécial d'une revue populaire connue sous le nom de Ciel&Espace paru en octobre 1992. Ce nouvel engouement vient bousculer puis totalement occulter mon attraction intarissable pour les volcans depuis 1988 (Témoignage sur les volcans et la terre).

Mon instituteur de l'époque, Mr DELERUE, m'avait surnommé affectueusement "l'encyclopédie" compte-tenu de mon immense capacité d'absorption de données, de compréhension et d'abstraction très supérieure à la très grande majorité de mes camarades. Ce numéro était comme une introduction parfaire à ce que j'allais réaliser 6 ans plus tard, comme une incarnation d'un futur presque certain : Choix de l'instrumentation, observation, dessin, imagerie argentique et finalement imagerie CCD. Somme toute, une revue tenant le rôle de biographie d'anticipation sur ce que je deviendrai ensuite...


La lunette edu-science® de 50mm

Au noël 1992, mon père, voyant mon attirance pour le ciel prendre une tournure sérieuse, m'offrit mon premier instrument d'astronomie : Une petite lunette de 50 mm d'ouverture. Cette lunette, bien que acquise dans les rayons de Toys'rus, était équipée d'un objectif de très bonne qualité, composé d'un doublet achromatique simple en BK-4.

Fabriquée au Japon par la firme éducative Edu-science®, le tube est en matière plastique. Toutefois, à la grande surprise, le système mécanique de mise au point par crémaillère est parfaitement régulier et sans jeu, permettant une focalisation parfaite. Elle accueille l'ancien coulant japonais de 24,5 mm.

Elle était fournie à l'origine avec un renvoi coudé, un oculaire incluant un redresseur terreste permettant d'atteindre un grossissement confortable de 60 X et un second oculaire de 4 mm permettant d'atteindre le grossissement extrême de 150 X.


Supports et modifications

Elle a connue au cours de son existence et de ses utilisations, de nombreuses modifications et bricolages pour en améliorer l'utilisation et la stabilité. En 1995, j'avais modifié la liaison entre la lunette et son trépied d'origine, mais la modification n'empêchait pas les vibrations. Finalement, en 1997, j'ai procédé à l'installation de ma lunette sur un trépied photo en modifiant de nouveau la liaison et le résultat fut enfin efficace. La liaison lunette-trépied est assurée par deux équerres en aluminium qui ont été rivetées l'une dans l'autre. Le tube optique a été fermement immobilisé sur la liaison par trois bracelets plastiques irréversibles dont les pattes ont été découpées après serrage.

Pour ne pas endommager le tube optique en matière plastique, j'ai disposé à chaque bout de la liaison, deux capuchons en plastique rigide.

La liaison trépied-support a été obtenue par la copie de l'adapteur mâle relatif au pas KODAK normalisé, à l'aide d'un jeu de rondelles et l'emploi d'une vis à tête ronde.


Instrument vraiment inutile ou orgueil de possesseurs de gros télescopes ?

Instrument vraiment trop modeste pour l'astronomie d'amateur ? Orgueil de possesseurs de gros télescopes ? Vanité d'acheteurs un peu hâtifs ? Je me suis toujours posé la question et j'ai toujours constaté l'éloignement de l'astronomie d'amateur face aux petites lunettes, jugées trop rapidement comme inutiles ou incapables de montrer des informations scientifiquement exploitables. Et pourtant,... Les fabuleuses observations que j'ai effectué avec ce tout petit instrument est une expérience inoubliable, dont j'en ai tiré une véritable connaissance des surfaces planétaires et de véritables exercices d'observations, qui ont conditionnés pendant plusieurs années ma "spécialisation" dans le domaine de l'observation et de l'imagerie planétaire.

Pendant 3 ans, de 1993 à 1996, j'ai observé très attentivement la lune de ma chambre, au premier étage du pavillon de mes parents orientée vers le sud. J'ai ainsi pu assister nuit après nuit, aux modifications d'éclairage du terminateur lunaire. Combien d'astronomes amateurs ont procédé à une telle expérience ? Très peu... Durant cette même période, j'ai pu analyser le balancement de la lune que l'on appelle les librations, phénomène trop souvent négligé par les observateurs.

A partir de 1996, j'ai étendu mes observations aux planètes. J'avais déjà assisté à plusieurs apparitions de Vénus durant les années 1993 et 94 mais, l'observation de Jupiter et Saturne n'avait pas encore fait parti de mon registre. La grande Tache rouge à la 50 mm ? Observation impossible pour beaucoup !... Et pourtant, je suis parvenu à la détecter visuellement, en plein hiver 1998. Quant à la division de Cassini de Saturne, je suis également parvenu à la percevoir, alors que les anneaux n'étaient pas ouverts au maximum !... Certains parleraient d'artefacts visuels pour échapper à l'évidence, personnellement je parle de dénigrement gratuit par rapport aux modestes initiés qui composent l'astronomie amateur française et internationale, qui se veulent les plus nombreux. Ne jamais négliger l'oeil : C'est le meilleur détecteur qui soit : Il s'accomode à une mauvaise mise au point, il perçoit certaines nuances colorées que l'on ne peut restituer sur un support quelquonque et il s'accomode même de la turbulence atmosphérique !


La découverte du dessin astronomique

Dès 1992 en même temps que ma découverte de l'observation derrière ma lunette de 50mm, à l'âge de 10 ans, je découvre les fabuleux pouvoirs de mémorisation des détails du dessin astronomique. Dès que j'observe, je dessine...En intégrant certains détails utiles à la compréhension de mes documents.

Pour en savoir plus : Le dessin astronomique


L'éclipse partielle de soleil du 12 octobre 1996...

Ma rencontre avec Vincent DECORDE en octobre 1996 alors qu'il est encore vendeur au magasin LE TELESCOPE à Paris se révèle déterminante. A l'origine de l'ouverture douze années plus tard de Photovigan.com, magasin de photo et d'instruments d'observation de la nature et du ciel en 2008 à Le Vigan (30), j'avais tout de suite décelé chez lui en 1996 un très fort potentiel - Un individu "hors norme" comme on n'en rencontre peu.

En retour, l'admiration étant immédiatement réciproque vis à vis du petit gamin que j'étais à l'époque qui voulait absolument faire de l'astronomie, ma situation malheureuse d'adolescent intellectuellement précoce/surdoué va l'émouvoir énormément et c'est lui qui m'oriente alors vers le club d'astronomie QUASAR 95 pour adultes dans le Val D'Oise dont il connaît personnellement la présidente de l'époque, Marie-France BALESTAT, habituée du Pic du Midi.

J'entre dans cette association à tout juste l'âge de 14 ans alors que la plupart des membres actifs sont en moyenne âgés d'au moins 35 ans !!

 
Au cours de la même période, depuis la fenêtre de ma chambre de la maison familiale, j'observe à l'oeil nu ma première éclipse de soleil, une partielle, le samedi 12 octobre 1996 dont le dessin témoigne déjà de la maturité et de la rigueur m'animant à cette époque dans tout ce que je faisais...


Club d'astronomie Quasar 95

Entre novembre 1996 et août 1998, je fus membre du club d'astronomie Quasar 95 durant une période où j'étais descolarisé. Une période très prolifique en astronomie durant laquelle je vais rencontrer un certain nombre d'astronomes qui joueront très durablement un rôle considérable dans mon devenir d'aujourd'hui.

Quasar 95 est l'occasion de rencontrer Gérard THERIN à deux reprises mais aussi Patrick SOGORB dont son enseignement de l'astrophotographie fixe marque un tournant décisif dans ma passion. J'y fréquente également Frédéric DEFRENNE dont la renommée dans le monde de l'astronomie se situe alors à son apogée pour ses superbes images argentiques du ciel profond.

Je vais pouvoir y manoeuvrer durant plusieurs nuits passées sur le site d'observation de Frouville connu du club, un certain nombre d'instruments : lunettes, télescopes (Newton, Schmidt-Cassegrain...). Une expérience déterminante dans mes compétences expérimentales sur le long terme.


L'astrophotographie fixe

Je débute l'astrophotographie fixe en mars 1997. Epoque où la pellicule représente encore un consommable très compétitif car le numérique naissant est alors encore incapable de rivaliser avec le bon vieux support chimique, je vais multiplier les essais d'émulsions photos entre 1997 et 2004 pour déterminer les références compatibles avec les meilleurs rendus possibles pour le ciel étoilé, notamment entre les firmes Kodak et Fuji.

En savoir plus : L'astrophotographie fixe

J'ai travaillé notamment avec les films Kodak EKTAR 1000 et Fuji G 800 dont les performances en astronomie se révéleront optimales.


Reconversion en lunette solaire

Peu après l'éclipse totale du soleil du 11 Août 1999, j'ai procédé à sa reconversion en lunette solaire pour surveiller les modifications des tâches solaires. J'ai fabriqué moi-même le filtre pleine ouverture de ma lunette solaire en découpant une fenêtre rectangulaire dans le capuchon de protection de l'objectif.

Le filtre est en film métallisé ( mylar ) récupéré sur des lunettes en carton fournies pour l'observation visuelle de l'éclipse totale. La transmission étant de 1/10000ème pour ce genre de film, l'instrument et la vision de l'observateur se trouve à l'abri de la chaleur et du rayonnement nocif du soleil. C'est avec ce type de configuration technique que j'ai procédé à l'observation du disque solaire du 12 Août 1999 au 1er septembre 1999 (voir les dessins dans la réserve).


Trépied et mesures angulaires

En observation solaire et planétaire, le trépied photographique pour ces petits instruments est ce qu'il y a de meilleur car il permet des réglages avancés d'inclinaison et d'angle. J'utilise d'ailleurs ma lunette de 50 mm, encore aujourd'hui, pour procéder à des mesures d'altitude de certains objets célestes.

L'erreur est minime et la mesure est parfois utile, pour effectuer des comparaisons objectives.


Châpelets esthétiques du soleil

 
Peu après l'éclipse totale du 11 août 1999, je détourne deux années de suite la technique du châpelet utilisée habituellement pour les éclipses pour produire des images purement esthétiques de la trajectoire de notre soleil. Pour se faire, je conçois un support en liant le pare-soleil du boitier argentique MINOLTA XD-5 avec le support issu de la boite d'accessoires appartenant à l'ancienne caméra SUPER-8 BOLEX de mon père. Le dispositif ainsi obtenu à partir de l'assemblage de ces deux pièces permet de monter un filtre de soudeur de grade 10 devant l'objectif de l'appareil photo afin d'obtenir un filtrage efficace pour chaque prise de vue.
Châpelet esthétique du soleil de 1999
Châpelet esthétique du soleil de 2000


L'astronomie à coeur ouvert (1999 - 2004)


Le télescope Schmidt-Cassegrain, un instrument polyvalent
Cliquez sur l'image pour avoir des informations techniques sur l'instrument

En décembre 1999, j'ai acquis un instrument d'astronomie digne de ce nom.

Le télescope CELESTRON 8 (Schmidt-Cassegrain de 203 mm de diamètre) est un instrument dont je suis pleinement satisfait et avec lequel j'ai réalisé mes images argentiques et CCD. Changement de diamètre et changement de pratique de l'astronomie. La très bonne monture Great Polaris de PERL-VIXEN, dotée de deux contre-poids, permet l'entraînement de l'ensemble par deux moteurs électriques, contrôlés par une raquette DD1.

De décembre 1999 à Août 2001, j'ai pratiqué uniquement l'observation et le dessin.

Puis, à partir d'Août 2001, je me suis lancé dans l'imagerie planétaire. Tout d'abord argentique, les résultats ne se sont pas soldés par beaucoup de réussites (c'est tout à fait normal !!!), bien que la lune m'offre un magnifique dernier croissant. Dominer les éléments techniques majeurs d'une instrumentation, à savoir la collimation, les vibrations à la prise de vue, la mise au point, les choix du film, le choix du rapport F/D, le choix du système grossissant (focale, barlow ou oculaire) est un véritable défi technique, qui mérite d'être relevé.


Le sens de l'observation de 1999 à 2002

Entre 1999 et 2002, c'est le développement d'une observation astronomique plus précise, plus fine grâce au Célestron 8. Je détaille les surfaces planétaires et prend pleinement possession des coordonnées équatoriales pour trouver des objets du ciel profond (amas, galaxies,...) ou une comète invisibles au chercheur...

Je rigidifie mes méthodes d'observation et de mémorisation des informations dès 1999 - En savoir plus : Le dessin en astronomie

Jupiter en décembre 1999

Amas globulaire M13 à l'été 2000

Au printemps 2002, j'intègre la liste des comètes dont je suis notamment le réalisateur du logo personnalisé toujours de rigueur :

La comète Hoenig est l'occasion pour moi d'approfondir mes compétences sur ces astres vagabonds. Je fais connaissance avec le degré de condensation chiffré de 1 à 10 pour définir l'aspect visuel d'une comète et je me perfectionne sur la magnitude en apprenant à l'estimer à l'oculaire - En savoir plus : Magnitude.


L'argentique en astronomie de 2001 à 2004

Pour réaliser mes images argentiques, j'ai utilisé l'excellent boitier photographique XD-5 de Minolta. Entièrement mécanique, il offre l'avantage d'effectuer de longues poses sans exiger l'usage d'une pile, comme ses successeurs modernes. Son viseur lumineux et fortement dépoli, est bien adapté à l'astronomie car il évite la compensation de l'oeil par rapport à un éventuel défaut de mise au point. Tout d'abord employé pour l'imagerie grand champ (astrophotographie fixe), il peut être couplé à la bague T lui correspondant et à un télé-convertisseur, pour être monté derrière mon télescope, tout comme la caméra CCD.

Les films FUJI, SENSIA 100 pour la diapositive couleur et SUPERIA 100 pour le négatif couleur deviennent mes consommables réguliers...


Mes débuts de la CCD en astronomie en 2002

Mais les progrès évoluant très vite, certains mordus sur le net m'invitent, dès janvier 2002, à essayer un nouveau moyen de photographier les planètes : Les webcams CCD couleur.

A cette époque, on me conseille l'excellente Vesta Pro 680 K de PHILIPS (aujourd'hui remplacée par sa semblable, la Toucam Pro, puis par la Toucam Pro II) qui permet l'obtention d'images planétaire au contraste coloré exceptionnel. Je fais alors l'achat en parallèle d'un micro-ordinateur pour me permettre l'acquisition et le traitement des vidéos CCD.

Le capteur CCD est un Sony ICX098AK interligne 1/4". Ce capteur couleur mesure 3,87 mm x 2,82 mm. Chaque convertisseur est de 10 bits, soient 30 bits au total. Elle permet la saisie de vidéos couleur au format 640 x 480 pixels en 16 millions de couleur (24 bits). Son driver permet toutes les fonctions habituelles en photographie, soient les réglages de luminosité, contraste, balance des couleurs, exposition et résolution, ce qui facilite l'adaptation de la caméra aux applications astronomiques. L'acquisition est réalisée avec le logiciel IRIS de Christian BUIL.

Les caméras numériques CCD ont révolutionnées l'astronomie professionnelle et amateur. Elles ont permis de métamorphoser les capacités en imagerie, ouvertes et possibles à l'amateurisme. L'utilisation de webcams en imagerie planétaire, a révolutionné dès 1997 la pratique de l'astronomie. En permettant l'enregistrement d'un grand nombre d'images sur le disque dur d'un micro-ordinateur, la CCD permet de vaincre la turbulence atmosphérique qui brouillait jadis, si souvent les images planétaires, réalisées sur du film argentique. Le boitier de l'appareil photographique argentique a été remplacé par le micro-ordinateur qui est portable de préfèrence et le film argentique a été remplacé par une caméra vidéo (plus précisément son capteur CCD) qui vient se monter directement derrière le télescope.

Sous IRIS, un menu Webcam existe depuis 2001 :


Le traitement astronomique entre 2002 et 2004

Entre 2002 et 2004, Registax (versions 1 et 2) et IRIS vont me permettrent d'apprendre totalement en autodidacte le traitement d'images astronomiques. L'astronomie m'a toujours passionné pour la grande maîtrise et le niveau de recherche technique que ceci suppose. Obtenir une image d'une planète demande un travail énorme en post-traitement fort dynamisant pour mon profil de technicien.

Dans les grandes lignes, l'obtention d'une image planétaire de bonne qualité passait par 6 processus avec IRIS :

  • Décomposition de l'acquisition vidéo de départ au format AVI sous la forme d'images individuelles au format FITS
  • Repérage automatique des meilleures images de l'acquisition et reclassement de celles-ci dans un ordre décroissant de qualité
  • Alignement de toutes les images entre elles
  • Choix du nombre d'images à conserver
  • Addition des images retenues en une seule image unique
  • Utilisation d'algorithmes comme les ondelettes ou le masque flou pour valoriser les détails sur l'image finale
Aperçu de la version d'IRIS utilisée en 2003 pour les traitements d'images
Aperçu de la version 1 de Registax utilisée en 2003 pour les traitements d'images


Perfectionnements mécaniques du CELESTRON 8 et persévérances (octobre 2003 à août 2004)
Image 1
Image 2

Mes résultats en imagerie CCD ont connu un très léger bond, dès lors que j'ai réalisé et compris les raisons de mes échecs passés. Si le perfectionnement, l'expérience personnelle et la pratique jouent un rôle certain dans la réussite d'une image, il n'en est pas moins vrai que la qualité du matériel joue également pleinement son rôle. J'ai "découvert" en août 2003 lors de l'opposition de Mars que la majorité de mes échecs résidait davantage dans la maîtrise de la mise au point de mes sujets sur le film ou le capteur CCD, que dans celle de la collimation, qui est régulièrement surveillée, sinon corrigée, si cela est nécessaire. En une nuit, le soin apporté à la mise au point m'a permis d'obtenir des images nettement meilleures que toutes celles que j'avais réalisé jusque-là.

Malheureusement, il apparu rapidement que avec le CELESTRON 8, tout comme avec les MEADE, le système de mise au point est trop imprécis du point de vue mécanique puisqu'une très légère correction de la mise au point s'accompagne obligatoirement d'une déviation de l'image sur l'écran ou dans le viseur du boitier photographique !...Un tel phénomène est inadmissible pour l'amateur à la conquête de la haute-résolution. De plus, le télé-convertisseur que j'employais jusque-là pour le montage de mon boitier ou de ma caméra CCD à l'arrière du CELESTRON 8, n'était pas assez rigide pour permettre un respect constant de l'axe de projection entre les différents accessoires en question, ce qui réduisait considérablement les chances de réussir des images correctes.

Saturne en 2003 avec la VESTA PRO
Soleil en 2004 en argentique

Pour garantir une mise au point précise de l'image sur le film (conformément à l'image 2), il est apparu important de "doubler" les commandes de focalisation en introduisant une crémaillère micrométrique entre le tube optique et le boitier MINOLTA que j'utilise pour imprimer mes pellicules. Son emploi annule la déviation de l'image dans le viseur du boitier, lors du "peaufinage" de la focalisation. De plus, elle permet d'autres applications indispensables en haute résolution : Blocage de la mise au point et orientation du boitier par rapport au sujet. Depuis l'emploi de cet accessoire, même si la perfection n'est pas encore au rendez-vous, le rendement de mon CELESTRON 8 est nettement meilleur en argentique et la finesse des images obtenues est nettement plus élevée. Cette hausse est également constatée en CCD, puisque le système est également viable avec la web-caméra VESTA PRO couleur que j'emploie (image 3).

La liaison et les systèmes grossissants employés rentrent également dans une grande part, dans l'amélioration des images. Les oculaires "travaillent" très mal dans les faibles grossissements et longues focales (40 mm, 30 mm, 25 mm). L'emploi exclusif d'un réducteur de focale, de la focale d'origine du CELESTRON 8 ou d'une ou deux lentilles de barlow, garanti la meilleure planéité d'image possible. Quant au télé-convertisseur, il a été remplacé par un très rigide adaptateur à tirage variable qui se monte directement derrière la crémaillère micrométrique, évitant ainsi la moindre flexion dans l'axe optique.

Comme tout objet de notre système solaire, le soleil est un astre passionnant, qui ne mérite pas d'être négligé. C'est pour cette raison que je me suis donc équipé d'un filtre pleine ouverture en verre aluminé au cours du mois de novembre 2003 (image 4). Ce filtre, de transmission moyenne (1/10 000ème), est parfaitement adapté à l'imagerie argentique du disque solaire dans son intégralité. C'est un filtre très fiable pour la sécurité de la vue car "en dur" et permanent. Son montage et démontage au devant du tube s'effectue en quelques secondes.

Image 3
Image 4


Les grands événements astronomiques de 2003 et 2004

Entre juillet 2003 et août 2004, je vais couvrir des événements astronomiques historiques comme la meilleure opposition de Mars par rapport à la terre depuis 2500 ans, l'éclipse totale très lumineuse de lune du 8 novembre 2003 ou bien surtout, beaucoup plus exceptionnel, le très rare passage de Vénus devant le soleil du 8 juin 2004 qui ne se reproduira pas avant un peu plus d'un siècle...Mais aussi des tâches solaires de tailles fabuleuses !!

Cette période marque mon apogée toute puissante dans l'astronomie qui ne sera plus jamais égalée par la suite.

 


La lune et le soleil avec un APN (août 2004)

Cela faisait déjà quelques temps que le travail sur le support argentique pour la photographie de la lune ou du soleil commençait à me lasser, d'autant plus que j'étais passé au numérique dès le mois de mars de la même année. Après avoir fait mûrir ma réflexion sur les moyens d'adapter mon APN SONY DCR-PC 100E derrière le télescope, j'ai réalisé un adaptateur rigide permettant de répondre à cet objectif. La plus grosse difficulté était de savoir si il serait possible de récupérer l'image du disque solaire derrière un oculaire. Difficulté qui fut résolue en rapprochant au maximum l'objectif de l'APN de la pupille de sortie de l'oculaire, de telle manière que l'on puisse se soustraire du vignettage dû à ce fameux 40 mm qui sert de système projectif.

Légende :

1) Crémaillère de mise au point du CELESTRON 8
2) Corps en cuivre recevant l'oculaire de 40 mm
3) Corps en PVC, fileté en bout, abritant le 40 mm
4) Capuchon fileté intérieurement se montant sur le corps en PVC (3)
5) Pare-soleil de l'APN emprisonné dans le capuchon fileté (4)
6 ) On discerne l'extrémité de l'oculaire de 40 mm avec sa lentille, qui se situe très proche de l'objectif de l'APN qui se monte sur le filetage noir du pare-soleil (5)

Photographie du soleil obtenue avec ce dispositif en août 2004 :


Remerciements

Dans le monde très fermé de l'astronomie amateur, nombreuses ont été les personnes à m'avoir encouragé, conseillé, soutenu dans certaines de mes démarches.

Je tenais tout d'abord à remercier Patrick SOGORB, Frédéric DEFRENNE et Jean-Pierre MARATREY pour m'avoir fait découvrir l'astronomie amateur du temps où j'étais un adolescent curieux, taquin et bien naïf devant les difficultés qui caractérisent le mérite d'une belle image. Je tenais à remercier Christophe PELLIER et Jean-Louis BADIN pour leur aide et leurs conseils en pré-traitement et traitement CCD. Je tenais, pour finir, à remercier Thierry LEGAULT pour son "enseignement" de la haute résolution et de ses clins d'oeils techniques sur le pouvoir séparateur et la maîtrise d'un instrument d'optique.


Débuts de la photographie de sujets terrestres (2004)


Matériel utilisé
Trépied SLIK
Camescope SONY DCR-PC 100E
Minolta XD-5 et flash SUNPAK auto 26 FD

Au début, uniquement photographe des objets du ciel, j'ai fait évoluer profondément mon site pour l'ouvrir également à la photographie traditionnelle de sujets terrestres. Passionné de photographie au sens large, j'ai véritablement commencé la photographie, au début du mois de mars 2004, avec l'entrée du numérique dans le domaine de mes moyens techniques. Plus facile à mettre en oeuvre, plus performant en matière de qualité et quasi-immédiat en matière d'obtention des images, le numérique m'a permis d'approcher la photographie traditionnelle avec un confort en plus : Laisser mon esprit créatif s'exprimer pleinement, en me souciant moins de l'aspect technique. Mon matériel photographique est très modeste. La modestie de mon matériel en regard des résultats est encore l'occasion de montrer qu'il n'y a pas besoin de posséder un appareil photo hyper-performant, du dernier cri, pour réaliser des images émouvantes. Bien au contraire, vous avez dû remarquer vous-mêmes que les images interressantes, réalisées avec du matériel "bas de gamme", ont beaucoup plus de valeur aux yeux d'un critique qu'un autre, réalisé avec du matériel plus performant.

2004 est l'année où je m'impose naturellement en réussissant le pari de réaliser les meilleures images possibles avec une résolution de seulement 1,07 millions de pixels. Des débuts fort prometteurs me permettant presque immédiatement de me faire remarquer, notamment avec LES CHEMINS DU SOUVENIR...

2004 est l'année des panoramiques. Pour les prises de vues en hauteur, je conçois mon propre support permettant de placer l'objectif du camescope DCR-PC 100E très près du point nodal afin de faciliter considérablement les assemblages ultérieurs des images.


Reproduction

La reproduction d'une image concerne les supports argentiques au format 24x36 et les traitements concernent les deux techniques : Argentique et numérique.

- Argentique

La technique de reproduction au scanner varie suivant le support de départ. Pour les plus anciennes photographies, la numérisation a été réalisée à partir des tirages papier d'origine suivant une résolution de 720 Dpi. Le Fuji SUPERIA 100 a été reproduit à partir des négatifs suivant une résolution de 1200 Dpi. Quant aux diapositives du Fuijichrome SENSIA 100, elles ont été reproduites à partir d'une numérisation à 3000 Dpi pour garantir la résolution la plus fine possible. Le format des fichiers d'origine est le TIFF pour obtenir des images sans aucune perte à la numérisation.

- Numérique

Les images numériques ne demandent aucune reproduction physique. Elles sont stockées dans un MEMORY STICK dont le contenu est extrait à partir d'un lecteur/enregistreur MAXELL Hi-Speed USB. Les images sont au format JPEG ultra-haute qualité.


Optimisation des images numériques du SONY DCR-PC 100E

L'optimisation des images concerne principalement l'imagerie numérique mais concerne également l'imagerie argentique de temps en temps.

Cette optimisation est un traitement très différent des traitements standard. Il consiste en la suppression du bruit parasite CCD ou en la suppression du grain du film. Le camescope DCR-PC 100E est un excellent matériel qui en regard de son capteur CCD de seulement de 1,070,000 pixels, permet de réaliser de très bonnes images qui arrivent à rivaliser avec la pellicule traditionnelle. Malheureusement, comme tout matériel ancien et comme la plupart des appareils photo numériques lorsqu'ils sont poussés à une forte sensibilité ISO, ce camescope est limité dans sa résolution par un phénomène électronique que l'on appelle le courant d'obscurité, qui se caractérise par un bruit. Ce bruit croît avec la sensibilité ISO ou avec l'exposition.

Cette baisse de résolution et ce bruit assez désagréable, qui a l'effet pervers d'être encore plus visible lorsqu'on traite une image sous PHOTOSHOP, est parfaitement visible dans mes images, notamment dans le ciel bleu.

Heureusement, le bruit induit par le capteur CCD est détectable et mesurable informatiquement. Cela signifie donc qu'il est possible de supprimer complétement ce bruit électronique ou dans le pire des cas, de le minimiser pour le rendre moins redhibitoire. L'exemple ci-dessus montre clairement qu'après un nettoyage informatique, le fameux bruit électronique a disparu complétement sur cet extrait de ciel nuageux ! o)))) C'est ce traitement optimisé qui est désormais employé sur toutes mes photographies numériques, réalisées ou traitées, après le 24 avril 2004. Le gain en qualité, non négligeable, est évalué entre 15 et 20 %.

Toutes les images qui auront reçues ce traitement de suppression du bruit électronique CCD ou de la granulation du film recevaient une annotation en rapport.


Remerciements
Comme en astronomie, j'ai l'occasion d'entretenir des relations avec des photographes qui ont joués ou qui jouent un grand rôle dans cette nouvelle motivation qu'est la photographie au sens large. Je tenais à remercier Thierry DEMANGE pour ses précieux conseils en imagerie argentique et dans le choix de mes consommables au moment où j'en étais à l'argentique. Je tiens également à remercier les photographes Gérard THERIN et Arnaud FRICH, pour les nombreuses clès qu'ils nous offrent sur leurs sites respectifs.

Arnaud FIOCRET © (2004) 2012

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